Mise en scène par Agnès Seelinger, la pièce est décrite par sa créatrice comme une « addiction à l’énergie pure » [1]. Le concept est simple mais percutant : que se passe-t-il lorsque la raison s’absente des conversations ? Le résultat est une série de dialogues où chaque personnage est campé dans ses certitudes, s’exprimant avec une énergie débridée.
Le défi de l’énergie pure
Le rythme soutenu de la pièce, qui dure 45 minutes et s’apparente presque à du stand-up, représente un défi majeur pour les comédiens.
Pierrick Pejoux met en lumière cette exigence : « La comédie demande un timing et un rythme particulier qui dénotent avec la vie quotidienne. Et c’est ça qui est le plus difficile à mobiliser parce qu’il faut être dans l’instant, mais en même temps, il ne faut pas perdre ce rythme-là. »
Bertrand Leduby ajoute que l’intensité est la clé pour maintenir l’attention sur une durée courte mais dense : « L’intensité qui va avec le rythme, c’est que pour tenir les 45 minutes et garder en haleine et les acteurs et les spectateurs, il faut garder l’intensité tout en étant en nuance sur des tirades qui sont parfois longues… »
Pour les acteurs, l’excitation réside dans la liberté offerte par le texte. Jean-Baptiste Peloux confie : « Pour la première fois, on nous a donné carte blanche pour être complètement fous. Et donc, en tant que comédien, c’est très intéressant parce que ce n’est pas forcément toujours dans la justesse, mais dans la folie. »
Se dépasser dans l’absurde
Le spectacle est une invitation à sortir de sa zone de confort. Charlotte Grison explique que le défi principal était d’embrasser cette folie : « Je pense qu’un défi dans des personnages qui sont vraiment nouveaux chez beaucoup d’entre nous, c’est se dépasser, c’est réussir à entrer dans cette folie. »
Cette confiance dans le projet et la direction d’Agnès Seelinger a été un moteur essentiel. Delphine Canard-Moreau le confirme : « Ça m’a fait sortir de ma zone de confort très clairement. Donc si je n’avais pas confiance en la personne qui me dirige, ce n’était pas possible. »
Des personnages mémorables
Interrogés sur la description de leur personnage en une phrase, les acteurs ont livré des portraits savoureux :
- Pierrick Pejoux : « Dominique Besnéard sous extasie. »
- Bertrand Leduby: « Un amant transit de sa bourgeoise »
- Jean-Baptiste Peloux : « je dirais que mon personnage, c’est un avocat ensoleillé. »
- Delphine Canard-Moreau : « une bourgeoise complètement hystérique. »
- Ève Lecoq : « dépasser le ridicule de l’incompétence »
- Gaelle Neau : « Une diva un tout petit peu sur les nerfs »
- Soline El Hassani : « Perdue dans son monde rose »
- Charlotte Grison : « Une actrice de cinéma loupée »
Le mot de la fin
Alors, pourquoi ne pas manquer ce rendez-vous ? la réponse est unanime : pour le rire ! « Pour se marrer. Pour rigoler. Une bonne tranche de rire, » s’accordent les comédiens.
Agnès Seelinger, la metteuse en scène, conclut l’entretien avec une note pleine d’enthousiasme : « elle [l’équipe] est géniale et elle est zinzin !
Les zinzins, du 5 au 8 février au Fringe club. Une expérience théâtrale en français qui promet de vous faire oublier la raison le temps d’une soirée.
Infos pratiques :
Fringe Club, Hong Kong du 5 au 8 février (durée 45 minutes – en français)
• Informations/Réservations : https://www.hkfringeclub.com
Photo de l’équipe : ©Sophie Bonnin-Rocher




