Entre volonté de modernisation numérique et restrictions budgétaires sur les services de proximité, ce budget aura forcément des conséquences sur la vie quotidienne des expatriés. 

LLa copie initiale du budget prévoyait de réduire le déficit public de 5,4% en 2025, à 4,7 % du PIB en 2026. Elle s’établira finalement à 5%. Les dépenses publiques passeront de 56,8 à 56,6 % du PIB, et le taux de prélèvement obligatoire de 43,6 à 43,9 %. Le déficit, lui, est chiffré pour l’État à 131,9 milliards d’euros, quasi stable par rapport à 2025, et réduit de plus de 30 milliards par rapport à 2024.

Et le budget 2026 privilégie le numérique pour compenser la tension sur les effectifs physiques. Le pôle modernisation de l’administration consulaire devrait bénéficier d’une augmentation de 5 millions d’€. Notamment pour financer la plateforme France Consulaire et la dématérialisation. Mais l’enveloppe des bourses scolaires baisse de 4%, pour s’établir à 104,5 millions d’€. L’accès aux démarches administratives s’en retrouvera facilité. 

Concernant l’AEFE (agence pour l’enseignement français à l’étranger, l’institution traverse une zone de turbulences budgétaires. La subvention pour charges de service public recule de 25 millions d’€ en 1 an. L’agence doit, en plus, supporter une hausse des charges, qui devraient ainsi peser 24,3 millions d’€. Une augmentation des frais de scolarité paraît donc incontournable. 

De son côté, la Caisse des Français de l’Étranger fait face à des défis structurels que le budget peine à résoudre. Avec un déficit de l’ordre de 10 millions d’€. 

Seul gagnant de ce budget, la Défense, dont le budget passe de 60 à 66,5 milliards d’€, soit une augmentation de 11% par rapport à 2025. En revanche, il n’y aura pas d’augmentation d’impôt sur le revenu, avec le gel du barème, qui aurait pu rapporté près de 2 milliards d’€ avec l’apport financier de 200 000 foyers supplémentaires.