L’enjeu cette fois-ci : faut-il autoriser une aide active à mourir ? Si les sénateurs ont détricoté le texte en première lecture l’an dernier, les élus des Français de l’étranger semblent plus favorable à son évolution.
En général, les opposants au texte souhaitent que le terme « aide à mourir » soit remplacé par « euthanasie » ou « suicide assisté », afin d’éliminer l’euphémisme de l’expression. Mais pour l’auteur du texte, le député MoDem Olivier Falorni, l’euthanasie a été souillée par ce qu’en ont fait les nazis, et le suicide assisté « introduit une confusion » au regard de la prévention du suicide.
Car rappelons tout de même que pour prétendre à cette aide à mourir, il faut remplir plusieurs critères : être majeur ; être de nationalité française ou résider de façon régulière en France ; être atteint d’une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital en phase avancée ou terminale ; présenter une souffrance physique ou psychologique constante réfractaire aux traitements ou insupportable ; et être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.
La décision doit aussi être collégiale, en demandant l’aide à mourir à son médecin, qui sera alors chargé de vérifier ces points d’éligibilité. Il organisera alors une réunion avec un spécialiste de la pathologie, un soignant intervenant sur le traitement du malade, et le patient en question. Des opposants au texte souhaitent rendre obligatoire la consultation par le patient d’un psychiatre, d’un psychologue, ou d’un spécialiste en soins palliatifs, entre autres.
Concernant l’administration du produit, c’est le patient qo devra le faire, sauf exception s’il n’est pas en mesure de le faire physiquement. Le problème réside dans le fait que tout médecin ou infirmier pourra faire joueur sa clause de conscience lui permettant de refuser de pratiquer l’aide à mourir. Mais le soignant devra communiquer au patient le nom d’un professionnel disposé à le faire. Les députés les plus hostiles souhaitent que les médecins s’inscrivent sur une liste de volontaires, mais également d’instaurer cette clause de conscience pour les pharmaciens qui délivreraient la substance.
Un second texte en débat vise à garantir un meilleur accès aux soins palliatifs sur le territoire, alors que seul un malade en fin de vie sur deux a accès à des soins palliatifs en France.




