Il s’agit d’une transition administrative et psychologique majeure après un retour en France, après plusieurs années d’expatriation. Un phénomène qui peut de plus en plus souvent arriver alors qu’1 million 740 mille Français de l’étranger sont inscrits au registre des Français établis hors de France au 1er janvier 2025. Mais le chiffre réel est d’environ 2,5 millions. Avec un rythme de 200 à 250 000 nouveaux départs chaque année. Et dans le sens inverse, l’Observatoire de l’Expatriation estime à 27% le taux de Français à envisager un retour, soit des dizaines de milliers chaque année.
Le premier motif de retour reste la famille, pour 30% d’entre eux. Mais aussi le système de santé français, qui pèse pour 29% des retours en France. Enfin 18% concernent l’emploi et une mutation dans l’hexagone.
Quelle qu’en soit la raison, il faut se réhabituer au casse-tête administratif qui nous attend en France. Il retour se prépare au moins 1 mois avant la date du retour. Il faudra ainsi demander votre radiation du registre des Français de l’étranger. Mais aussi vos bulletins de salaire, contrats de travail et certificats de scolarité. L’un des chantiers concernera la protection sociale, avec une demande de réinscription à l’Assurance Maladie, alors qu’un délai de carence de 3 mois s’applique. Sauf si vous avez déjà cotisé 15 ans en France dans votre carrière.
Il faut aussi anticiper avec des garants si vous louez votre logement. Enfin faites bien remplir le formulaire U1 si vous revenez d’un pays de l’UE, pour faire valoir vos droits au chômage. Enfin n’oubliez pas le Trésor Public, en déclarant vos revenus pour l’année en cours. Et vos comptes bancaires à l’étranger.




