Arrivée à Calcutta 

Avec un petit retard, je reviens sur l’autre voyage en Inde. Après quelques péripéties, ce matin du 26 janvier je suis en train d’atterrir à Kolkata. Le pilote vient d’annoncer qu’aujourd’hui c’est la fête nationale. Ce sera facile de se souvenir.

Vu de l’avion, l’air semble pollué, laiteux, regards embués, la végétation grillée avec quelques tâches vertes, qui rappellent l’aspiration de la nature à son propre épanouissement qui pour le moment est en berne dans l’attente de son heure.

La poussière est partout, pas besoin d’être au fond du trou en qualité de mineur de fond, les poumons sont gratifiés pareil. 

Calcutta et sa tombe

En route vers la maison des missionnaires de la Charité, nous passons devant saint James church, puis j’arrive à la maison des sœurs. Celles, rencontrées, ont l’air de fonctionner au ralenti, presque désabusées, le bruit et la poussière y sont sans doute pour quelque chose. 

Me voici en pèlerin devant l’imposante pierre tombale de la grande dame de cœur, bien que petite de taille, Mère Teresa de Calcutta, et d’Albanie. Dont la dépouille repose dans la maison générale de sa fondation. 

Elle a échappé à l’incinération et au risque de l’oubli qui est plus facile en absence qu’en présence d’un corps, dont la lente décomposition, second avantage, garantit une communion avec la nature de façon plus lente, mais en respectant le processus de décomposition et intégration faite tout naturellement, sans le recours aux procédés d’accélération qui forcent la communion du corps avec la nature. 

Les sœurs se succèdent pour m’annoncer, tour à tour que la messe, que l’exposition du Saint Sacrement, que le taxi dehors, pas besoin de wifi pour appeler Uber.

 

La Fête nationale prend du relief aux contours de la charité christique (une tautologie à peine perceptible). Je lève les yeux, un groupe devant la tombe. J’y associe une amie qui m’a demandé de prier St Antoine pour qu’elle retrouve une somme considérable perdue lors d’une transaction qui s’était avérée frauduleuse. 

Antoine et Teresa sont ainsi associés en alliés de charité, peu importe si c’est innovateur (j’en doute) comme jumelage posthume en vue des intérêts tout au moins de façon déclarative spirituelle. 

 

Dans une petite chapelle attenante à la tombe, je concélèbre la messe présidée par un prêtre indien, incardiné dans un diocèse en Grande Bretagne. Il est de passage en visite chez ses parents âgés. Nous échangeons sur les pallottins qu’il connaît aussi bien en Inde qu’en Grande Bretagne. Nous échangeons sur le cours du monde, Guerre et Paix, Misères de Sophie me viennent à l’esprit lors de l’évocation du cours du monde.

Suit le temps d’adoration à l’étage, le tabernacle au milieu côté rue toujours aussi bruyante, comme si le silence et le bruit étaient associés dans leur flux car reliés avec le tabernacle. Sans avoir été modulé en intensité sonore, même en son inutilité gênante, le bruit ambiant semble absorbé par le tabernacle qui lui procure une texture qui fait que le bruit se laisse pourtant accueillir (impossible de l’oublier) et sup-porter par le silence qui émane du cube magique et modestement majestueux. 

Plutôt inattendu, sans qu’il soit exclu, soudain retentit l’appel à la prière dans une mosquée située pas loin. 

 

Le 26 janvier n’est pas seulement la fête nationale, c’est aussi day after, le lendemain de la fin de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. C’est tout au moins ainsi en Pologne où depuis 2003, a lieu la journée de prière pour le dialogue entre les chrétiens et les musulmans. A Calcutta, l’appel à la prière était d’une sobriété surprenante, dont la durée tranche avec ce que l’on entend ailleurs. 

Une jeune sœur en face de l’ostensoir à genoux, avec son beau visage qui exprime la disponibilité, le mystère de la rencontre lors de la prière rarement trouverait une plus belle expression. La douceur de ses traits totalement habitée par le mystère qu’elle contemple exprime la disponibilité à communier avec ce qui en vient. Une autre femme, plus jeune, sans doute une volontaire laïque, est assise par terre en train d’écrire à la main dans son carnet, alors que moi, je le fais sur mon telephone portable. 

Parmi les distractions durant l’adoration (il y en a toujours, elles rappellent la réalité à qui la méditation tente de dénier le droit de se présenter et de faire reconnaître) se trouve ce retour sur le voyage et ses péripéties (rarement égalé le degré de complexification du parcours de combattants pour obtenir le visa et le faire valoir de deux côtés de la frontière…). 

Pour conclure au passage (est-ce encore de la distraction ou déjà le prolongement de méditation qui prépare à l’adoration comme acte suprême de sublimation de l’esprit qui, sans réussir, veut-il vraiment ? échapper à la rugueuse réalité du quotidien) que parfois la confiance frôle plus ou moins consciemment la négligence. En bref, j’ai raté la correspondance d’une minute à peine, car endormi d’une longue attente nocturne.

 

Le temps long permet d’absorber les aspérités de l’imaginaire vagabond et ne pas s’embarrasser des distractions seules, ou alors les intégrer comme matériau de base dans la prière. Ainsi je prie pour mes trois familles, celle de sang (notamment en Pologne, puis en France et un peu ailleurs), celle d’appartenance spirituelle (surtout en France, mais aussi en Asie et un peu partout ailleurs), celle de Hong Kong et en Asie (et un peu partout dans le monde, la où il y a des communautés catholique francophones). De la première je suis issue, dans la seconde je suis frère et de la troisième je suis responsable. 

Je vais rester à la prière du soir de la communauté de sœurs, la chapelle se densifie de la présence d’autres femmes vêtues de blanc et bleu, mais aussi d’autres volontaires. Les sœurs écoutent sagement, et pieusement sans doute aussi, la lecture lue par une d’entre elles, sans micro, dans le même bruit, sa voix parvient-elle à qui? Même en tendant l’oreille que soutient le bon appareil, l’efficacité semble sérieusement compromise. Mais Ecclesia supplet. 

Je crois que je suis le seul intrus de l’extérieur qui doit retrouver, de gré ou de force (majeur), la jouissance de son droit de retourner chez moi. Mais, en espérant l’hypothétique wifi pour commander Uber, je continue à me laisser connecter avec l’au-delà qui procure une sérénité plus forte que l’agitation que provoque la tempête du désert de la tête préoccupée par la bonne issue. 

 

Conclusion, pas de wifi, allez dans la rue, d’ailleurs il y a un volontaire local qui, lui aussi devra retrouver son extérieur, et qui vous y conduira. Le concerné n’est pas très intéressé, mais obéissant, redevient volontaire. Heureusement pour moi, c’ était ma planche de salut, ma passerelle pour passer à mon extérieur, pas celui de la rue, mais celui de ma chambre d’hôtel. En résulte le retour dans un taxi pourri, seul qui connaissait la route et qui n’avait pas peur d’affronter le trafic dans une caisse branlante sous toutes les coutures. Et nous y parvîmes. 

 

Day after

Mardi, voiture de l’hôtel, le tour de la ville, pour 70 usd, depuis hier je vis la vie d’un retraité qui ne fait plus attention à l’argent qu’il dépense. C’est la première fois qu’une chose pareille m’arrive, l’âge fait évaluer le rapport aux biens matériels d’une nouvelle façon, plus relâchée. On quitte plus facilement le terrain de l’opérationnel et de ses exigences pour parvenir à réaliser tout ce qui est à réaliser avec les moyens qui sont donnés. Aussi bien avant que maintenant je me sens chanceux et reconnaissant. Énormément!

 

Dakinarsar temple visit

Une visite express à l’intérieur, pour y accéder deux retours au parking pour laisser le sac à dos et les chaussures, puis le téléphone et le passeport dans la voiture plutôt que déposer à l’entrée, même les chaussettes (pieds nues c’est tellement mieux, on se sent plus proche de la terre), le chauffeur ne m’a pas prévenu, mais il a tout ramassé avec sourire. Et moi je lui ai confié tout cela avec le mien.

À l’intérieur de longues queues pour entrer dans le sanctuaire et offrir des présents à la divinité. Maintenant nous sommes sur un pont qui traverse le fleuve très large. Il faudrait que je retrouve le nom du fleuve. 

 

Belur math

Centre de maharadja et des Krishna monastère. À 11h30 les cloches sonnent, certaines entrées sont fermées, journalière routine dont j’ignore le sens. 

Quand les hommes tirent les charrettes, les vaches fouillent dans les tas de plastiques. 

La spiritualité a toujours un prix. 

 

Mémorial de la reine Victoria et de son fils Georges VII, visitable au prix de ticket 10 fois plus cher pour les étrangers, 500 rupis ; est-ce à cause des Anglais?

Dans le hall principal un de plus grands tableaux jamais réalisés sur un même canevas représentant le futur roi Georges VII à Jaipur. La grandeur (naturelle) d’éléphants y était sans doute pour quelque chose. Le futur roi posté au sommet d’un colosse à quatre pattes et une trompe, animal rehaussé par deux étages couronnés d’un trône et entouré des locaux vassaux, ne pouvait pas se trouver visuellement insignifiant. Question de dignité et de respect, s’il vous plaît, on ne badine pas avec sa majesté. 

 

Marquet, le plus grand que je n’ai jamais vu, sauf à Tunis je crois. 

Muséum de l’Inde, buddha preaching sans une main, c’est aussi un prix à payer à l’histoire et peut-être même à l’activité. 

J’y retiens, Gupta dynastie 4-6 siècle et du 7 de Bihar région, Kubera dieu de la prospérité. Et un sanglier, l’incarnation de Vishnu (sculpture du 11 s, une façon comme une autre d’amadouer la nature, si souvent sauvage et pas propre). Brahma de Tamil Nadu 12 s et joli Festival de Karnataka en granite, comme la dansante Siva, ou encore Corner pillar shoving a lady with mirror and a male figure holding fruit and flowers. Devi with child, 10 s basalt Bihar

 

Dans une très grande partie botanique, le fibre du cannabis attire l’œil comme Mein Kampf et son salut nazzie (ces derniers sortis de mon imaginaire).  

 

Ils ont aussi les trois grâces et visages de Jamini Roy (+1972), je dois avoir la photo. 

 

Je ne m’attendais pas à y trouver aussi une salle consacrée à l’Égypte et la tête de Néfertiti côtoyant les deux momies. Le cri d’un handicapé fait comprendre que le contact avec l’au-delà n’est jamais un long fleuve tranquille. Je passe rapidement dans la partie minérale où on peut admirer les fossiles de la flore et de la faune, protégés par des vitres poussiéreuses, inutile de rappeler, don’t touch!  

 

Et le driver est parfaitement à 16 h pour rentrer. La batterie de mon tel est en rouge et mon estomac aussi. 

 

Le retour à l’hôtel avec une nouvelle surprise, ma nuit était réservée à un nom qui ne correspondait pas avec le mien, donc un appel telephonique à plusieurs reprises, problème de connexion (la magie de la communication a une certaine incertitude) de plus pour clarifier la situation. 

Au bar (jeune retraité qui se relâche, pardon je n’ai pas mangé à midi) je commande le plat de nouilles à l’aile, comme la veille, mais je me trouve devant un plat de nouilles différent, immangeable. Je proteste, mais là non plus, je ne mange pas, je laisse sans terminer. 

Conclusion, ne jamais demander le service aux intermédiaires qui risquent de sous-traiter d’un, et de deux, ne commander jamais la même chose deux fois pour ne pas être déçu par une mauvaise surprise de comparaison. 

Calcutta, ne me quitte pas

Le driver, le même que la veille, me demande un billet de mon pays pour sa femme, je lui dis qu’il devait aimait sa femme. Maintenant l’Indigo m’attend et je l’aime pour cela. 

À l’aéroport, un homme prie sur un tapis, sans le savoir, il est à côté d’un autre priant. De l’autre côté de la vitre, d’autres musulmans assis en habits blancs, djellaba et le couvre-tête, somnolant pour la plupart, puis un autre homme plus élégant prend le relai, la prière continue. 

Y-a-t-il un médecin à bord? Non, mais apparemment ça n’était pas très grave. L’enfant pleure, dans le bus aussi. Et personne ne peut le consoler, j’admire la patience des parents et excuse leurs limites, à condition que l’amour de consolation soit plus fort que la dureté de la honte.  

Je viens de découvrir que mon boarding pass était envoyé par WhatsApp avant minuit. Une fois à Raipur, 15 minutes d’attente, le secrétaire de la province m’a envoyé des messages, mais je n’ai toujours pas de connexion. Tous les transports sont en retard, (avions, trains) me dit-il, une fois tous les deux retrouvés, soulagé mais lui un peu irrité, le trajet dure 30 minutes. Vous auriez pu mettre une pancarte avec mon nom, je hasarde la suggestion sous forme d’une réplique chargée d’autodéfense. J’apprends qu’après le petit déjeuner je serai à l’hôtel, si j’avais su!

Une fois dans la maison provinciale, je croise father Ignatius, cannon loyer, you are fr Remy, I heart about you. I met every Polish pallottine professor, except you, until now. Cela semble d’une autre planète, mais au passage cela fait plaisir quelques secondes, le temps de passer à un autre fruit.

Ignatius apporte un dragon fruit, un autre Palotin arrive, il vient de 500 km par le train de nuit du nord à 200 km de Varanasi. Ça m’intéresse, Bénarès est dans ma visière de mon voyage, c’est même l’étape suivante. 

Platinum jubilee

Et la fête des 75 ans de la fondation des Pallotins en Inde commence. C’est la raison principale de mon déplacement en janvier. Il n’était pas prévu, au départ j’ai décliné la proposition, mais finalement, puisque un autre projet était tombé à l’eau, sous l’insistance amicale, j’ai accepté. Calcutta et Bénarès se sont greffés dessus. 

La présence des pallotins en Inde est due aux trois confrères allemands. Mais la figure d’un autre Pallotin, polonais, p. Adam Wisniewski est incontournable. Au point qu’au début, je ne comprenais pas très bien pourquoi son nom n’avait jamais été associé aux trois autres. Ce que j’ai compris plus tard.

La grande messe est présidée par l’évêque du diocèse entouré du supérieur général actuel, p. Zenon Hanas, de deux anciens supérieurs généraux, Fritz Kretz et Jacob Nampudakam. Je me trouve dans la rangée derrière le trône de l’évêque, qui devient l’objet de plaisanterie, car le dossier est tellement haut, que lui, qui est de ma taille, y est royalement perdu devant avec moi totalement caché derrière. 

P. Zenon fait l’homélie sur le service dans l’esprit Pallotin: envoi en mission de 70 disciples à tout le monde, sans discrimination, pour apporter la paix, guérir les malades et signifier la proximité de Dieu. 

La lèpre est dans le viseur du p. Wisniewski, il a fondé un centre de soins dans une région où la maladie faisait encore rage dans les années 1970. Le progrès scientifique appliqué à la guerre de la lèpre, le miracle continue dans l’attention à l’autre, peu importe si cette attention se concrétise par la force directement divine, ou par les acquis scientifiques. Tous les chemins mènent à Rome, tous les chemins mènent à Dieu. Mais rien ne remplace le miracle relationnel, qui, lui, se poursuit de tous les temps et partout.

Après la messe, je regarde dans une classe dont la porte est entrouverte et aborde un pallottin local. Je lui demande de jouer au prof et moi étant l’élève, donc de m’enseigner. Il saisit la balle au vent, se prêtant à ce jeu de rôle que j’avais senti possible avec lui. Il me demande de lui poser des questions. Pourquoi suis-je là? Pour la connaissance! Et la croix, qu’est-ce qu’elle fait là? L’amour sans frontières! 

 

Puis, la soirée pleine de présentations officielles et le dîner pour plus de 400 personnes. La rencontre avec Dr Helena qui a succédé au père Adam Wisniewski. Et avec sa famille (Andrzejem Gocem z Bydgoszczy i rodzina z Gąsawy) le même département que celui dont je suis issu, presque des voisins.

Fr Cretz explique les origines de la mission en soulignant les difficultés. Les trois missionnaires en South Africa quittent le pays, car rien n’y a marché. Puis ils viennent à Raipur, mais c’est aussi très difficile. Finalement les pallotins d’Australie (Commonwealth) aident à démarrer la mission en assurant son développement par le financement. 

Pour le P. Wisniewski c’est pareil. Mais dans l’esprit missionnaire, les échecs ne sont jamais des obstacles définitifs, ce sont des lieux de passage, le temps de s’aguerrir par le renforcement de la volonté d’aller de l’avant. 

 

Le lien entre les pallotins et le diocèse est très naturel, je réalise que dans ma vie de prêtre j’ai toujours été dans cette proximité. J’ai demandé à l’évêque du lieu pourquoi il est si proche des pallotins, il répond que c’est à cause de l’esprit missionnaire, il a fait un doctorat à Rome sur l’aspect missionnaire du baptême.  

 

500 repas offerts en soirée! Réception digne d’un grand mariage. 

Jeudi, Jeevodaya

Visite de l’école de Jeevodaya (le nom du village qui donnera le nom générique des hospices organisés par les Pallotins en Inde) fondée par le père Wisniewski qui fonde d’abord un centre de soin pour les lepreux. 

Rappelons-le, il est arrivé en Inde dans des conditions semblables à celles des trois fondateurs allemands une vingtaine d’années plus tôt. Il a toujours rêvé d’être missionnaire médecin, pas celui des maladies tropicales en général, mais de la lèpre. Il part étudier en Europe occidentale Belgique, France, Suisse, mais ne peut plus retourner en Pologne pour se préparer à la mission. 

En qualité d’ancien aumônier de l’Armée du pays durant la seconde guerre mondiale, il est sur la liste rouge du gouvernement communiste. Il part au Cameroun, mais ça ne marche pas, alors qu’il connaît le français. Il a l’occasion d’aller en Inde. Il la saisit sans hésiter.

Il est donc principalement connu pour être à l’origine du centre des soins dans le village de lepreux. Dans le prolongement de cette activité première, comme déjà mentionné, il ouvre une école gratuite pour les enfants pauvres. Pendant que ces confrères allemands se chargent de l’ouverture d’une autre école, celle-ci à caractère commercial (anglophone), car destinée à accueillir des enfants des familles plus aisées, capable de financer les deux. Les riches paient pour les pauvres. 

 

Ce matin-là, lors de la visite officielle de la délégation dont je fais partie, les enfants de deux écoles sont massés par terre de deux côtés, le milieu étant réservé aux distinguished guests. Les danses traditionnelles et les discours pleuvent sous le soleil de plus en plus généreux. Mais nous avons le droit à des bouteilles d’eau, et même quelques snacks, la belle vie des officielles contraste avec la vie par terre des enfants assis sagement en rangées durant tout ce temps-la. 

Visite du musée, des photos des illustres visiteurs, dont l’abbé Pierre, est suivie de la messe dans la chapelle construite par le p. Adam et la prière sur sa tombe qui se trouve à l’extérieur, côté gauche étant face à la chapelle. 

Benares

Benares demanderait un podcast à part. Le centre spirituel de l’hindouisme, le lieu de pèlerinages pour accomplir le bain rituel dans le Gange, un jour en espérant y mourir et être incinéré. La force de la croyance force le respect, la journée passée avec un guide local, un anglophone autodidacte aide à comprendre la grandeur du lieu. 

 

Le dimanche à la messe à la cathédrale je retrouve le même rite de fleurs de lotus avec une bougie allumée, la veille c’était pour accompagner les souhaits déposés sur le Gange, nous étions sur la même barque avec un couple de jeunes Ukrainiens, aujourd’hui la couronne de fleurs avec la bougie portée par des jeunes femmes (religieuses??) pour les offrir à Dieu en signe de gratitude pour la vie. Oui, gratitude!

 

Ainsi soit-il! 

 

Fin

Image : ©Aventure sans frontière