Ancienne colonie britannique, place financière mondiale, forêt de gratte-ciel, où le tramway mythique frôle les hôtels de luxe et le cha chaan teng du coin de rue. Hong Kong est une ville qui cache bien plus d’histoires qu’elle n’en montre. Lorsqu’on évoque l’histoire de Hong Kong, il est généralement admis que tout commence avec la colonisation britannique et les guerres de l’opium au XIXe siècle.

Avant ça, Hong Kong ne serait qu’un caillou désert au bout d’une péninsule inhabitée, attendant patiemment l’arrivée de la Royal Navy en 1841. Ce storytelling est bien pratique pour minimiser l’idée d’une colonisation, et il est aussi totalement faux. Aujourd’hui, je vous invite à remonter le temps, bien avant les canons britanniques, bien avant les traités inégaux, jusqu’au premier empereur de Chine.

Trois histoires, trois dynasties, et le récit d’un territoire que l’on a conquis, abandonné, puni, et qui a survécu à chaque fois. Bienvenue dans le Port parfumé.

Si vous avez déjà tenté de surfer la vague de Big Wave Bay, il se peut que vous vous soyez retrouvés nez à nez, en vous aventurant à quelques centaines de mètres de la plage, avec la plus ancienne trace de civilisation de Hong Kong.

Un pétroglyphe. Taillé à même la falaise, face à la mer, honorant les dieux de l’océan, ses formes géométriques gravées dans la roche datent de l’âge du bronze, soit environ 1000 ans avant notre ère. Il en existe neuf à différents endroits du territoire hongkongais.

Sur l’île de Lantau, par exemple, à Cheung Chau, ou encore à Po Toi. Et les archéologues les attribuent très probablement aux Baiyue, les premiers habitants connus de la région.

Les Baiyue, ce sont différents groupes ethniques que l’on retrouve sur toute la côte sud chinoise jusqu’au nord du Vietnam.

Pêcheurs, marins et commerçants, les Baiyue couvraient leur corps de tatouages, tatouages semblables aux inscriptions gravées sur la falaise de Big Wave Bay. Construisant des navires capables de rallier l’Asie du Sud-Est, ils développent un commerce florissant qui ne va pas tarder à attirer l’attention d’un royaume au nord. Car à l’époque où vivaient les Baiyue, la Chine n’est pas encore la Chine.

C’est un territoire morcelé entre une dizaine de royaumes qui se font la guerre depuis des siècles. Mais en 221 avant notre ère, le royaume de Qin, venu du nord-ouest, finit par l’emporter sur tous les autres. Son roi prend alors un titre qui n’a jamais existé auparavant.

Qin Shi Huangdi, que l’on pourrait traduire par Premier Empereur de Qin. La Chine impériale est née. Pour situer en Europe, la République romaine est à son apogée.

Jules César n’est pas encore né et l’idée même d’un Empire romain appartient au futur. Mais ici, de l’autre côté du monde connu, l’histoire est prête à prendre un tournant. Car l’obsession de Qin Shi Huangdi est de survivre au temps.

L’immortalité, voilà ce qu’il cherche afin de pouvoir régner sur une dynastie millénaire. Spoiler alert, elle ne durera que 15 ans. Pendant qu’il envoie des expéditions aux quatre coins de l’empire pour trouver l’élixir de vie éternelle, il bâtit.

Il unifie les systèmes d’écriture, de monnaie et de poids à travers tout le territoire. Un acte fondateur de la civilisation chinoise telle qu’elle existe encore aujourd’hui. Il commence également la construction d’une muraille qui deviendra l’une des sept merveilles du monde.

À sa mort, il fait murer vivants les ouvriers de son tombeau pour que personne n’en découvre l’emplacement. Ce tombeau, vous le connaissez, c’est celui qui abrite l’armée de terre cuite. 8 000 soldats de céramique, grandeur nature, dont chaque visage est unique, destinés à protéger l’empereur dans l’au-delà.

Selon les chroniques de l’époque, il aurait également fait enterrer vivants 460 lettrés confucéens qui osaient critiquer ses méthodes. Une façon efficace de museler l’opposition.

C’est donc cet homme, visionnaire, bâtisseur, paranoïaque et superstitieux, qui tourne en 221 avant notre ère son regard vers le sud, vers les terres des Baiyue.

Vers ce territoire côtier que nous appelons aujourd’hui Hong Kong. Ce qui l’intéresse, c’est le commerce. La rivière des Perles et ses débouchés maritimes représentent une richesse que Qin Shi Huangdi souhaite contrôler afin de financer son jeune empire.

Il envoie son armée vers le sud, 500 000 hommes selon les sources. À cette époque, la plus grande armée que le monde ait connue. Mais les Baiyue ne se battent pas comme les royaumes du nord.

Ils ne forment pas de lignes, ne livrent pas de batailles rangées. Leur mode d’affrontement, c’est la guérilla. Ils fondent sur les colonnes de ravitaillement, détruisent les dépôts de vivres, disparaissent dans la végétation avant que l’ennemi puisse riposter, connaissant chaque recoin de leur forêt tropicale, chaque marée, chaque voie d’eau.

Pour les soldats de Qin, venus des grandes plaines du nord, la chaleur humide du sud est elle-même un ennemi. Les maladies déciment les rangs, de même que les attaques intempestives des Baiyue, qui parviennent à repousser la première campagne des Qin. Il faudra 7 ans de campagne pour que les terres des Baiyue tombent finalement sous le contrôle impérial, et avec elles, la région de Hong Kong.

L’empire de Qin Shi Huangdi est jeune et ne couvre alors qu’une partie du territoire chinois actuel. Mais dans cette expansion, il y a déjà Hong Kong. Les Baiyue, quant à eux, seront peu à peu assimilés par les vagues de migration venues du nord, laissant néanmoins leurs traces dans la culture du sud de la Chine.

La région du Guangdong porte d’ailleurs encore aujourd’hui le nom de Yue. Une partie de ces peuples migrera vers le sud au fil des siècles, donnant naissance aux populations qui habitent aujourd’hui le nord du Vietnam. 22 siècles plus tard, leurs descendants repousseront la plus grande puissance militaire du monde, usant des mêmes tactiques de guérilla dans ces mêmes forêts d’Asie du Sud-Est, provoquant le même désarroi.

L’histoire a souvent l’ironie de la répétition.

À la mort de Qin Shi Huangdi, une succession d’assassinats et de révoltes, monnaie courante dans la Chine impériale, précipite la chute de la dynastie en moins de 4 ans. L’homme qui voulait vivre éternellement n’aura régné que 15 ans.

C’est la dynastie des Han qui prend sa suite et gouvernera la Chine pendant 4 siècles. Un vestige de cette époque sommeille d’ailleurs à Sham Shui Po, la tombe de Lei Cheng Uk. Elle se visite encore aujourd’hui, discrètement enclavée entre deux immeubles de la ville moderne, comme un murmure de ces 2000 ans d’histoire que l’on a trop souvent tendance à oublier.

Sous les Han et les dynasties qui les succèdent, Hong Kong n’est pas encore une ville, c’est une ressource. Les eaux peu profondes de la région produisent des perles d’une qualité exceptionnelle, et les marais salants de ce qui est aujourd’hui les Nouveaux Territoires fournissent le sel, denrée aussi précieuse à l’époque que le pétrole aujourd’hui. L’Empire en fait un monopole d’État et installe à Tuen Mun, dans les Nouveaux Territoires actuels, une base navale qui contrôle l’entrée de la rivière des Perles, et donc l’accès maritime à tout le sud de la Chine.

Ce petit territoire côtier devient silencieusement l’une des portes du commerce impérial. C’est sous les dynasties Tang puis Song, entre le VIIe et le XIIIe siècle, que cet âge d’or atteint son apogée. Pour situer l’époque, pendant que l’Europe s’épuise dans les croisades et plonge dans l’obscurantisme religieux, la Chine des Song invente l’imprimerie, perfectionne la boussole, et produit une science et un art d’un raffinement que le monde n’avait encore jamais vus, émettant notamment des théories cosmologiques bien avant certains penseurs européens.

Hong Kong, port de commerce au bout de cet empire resplendissant, prospère dans l’ombre de cette grandeur. Mais au nord, quelque chose se prépare. En 1206, un chef de guerre nomade unifie les tribus des steppes mongoles et prend le titre de Gengis Khan.

Ce qui suit est l’une des conquêtes les plus foudroyantes de l’histoire de l’humanité. En l’espace de quelques décennies, ces cavaliers submergent l’Asie centrale, conquérant des royaumes centenaires, avançant jusqu’aux portes de Vienne. D’ailleurs, ce ne sont pas les armées qui les empêchent d’atteindre les côtes de l’Atlantique, mais la mort de leur khan et l’élection de son successeur qui pousse les Mongols à stopper leur conquête et à retourner sur leur territoire.

L’Europe ne le sait pas encore, mais elle vient d’échapper de justesse à la conquête mongole. La Chine, elle, n’a pas cette chance. Les armées mongoles déferlent sur le nord du pays, puis avancent inexorablement vers le sud.

Les villes tombent les unes après les autres. En février 1276, la capitale Song, Hangzhou, est prise par l’envahisseur. La cour impériale s’enfuit vers le sud dans une débandade terrifiante, poursuivie par une armée qui ne connaît pas de répit.

Parmi eux, deux enfants, les fils de l’empereur, derniers espoirs de la dynastie Song. L’aîné, Zhao Shi, 10 ans, est proclamé Fils du Ciel en catastrophe sur un bateau qui fuit vers le sud par une cour qui espère encore reconquérir un empire en train de s’effondrer. Avec lui, son petit frère, Zhao Bing, 6 ans.

La flotte impériale en déroute longe le littoral du Guangdong, cherche un refuge. Les deux frères débarquent alors sur une péninsule et, au bord de celle-ci, trouvent un abri dans une grotte qui surplombe la vallée. Le jeune empereur observe la vallée depuis son refuge.

Autour d’eux se dressent huit collines semblables aux yeux de l’enfant à des dragons. « C’est la vallée des huit dragons ! » s’exclame-t-il. Un membre de sa cour fait la juste remarque que l’enfant, étant le Fils du Ciel, est lui-même un dragon, et que donc il n’y a pas huit mais neuf dragons dans la vallée.

Et c’est ainsi qu’elle fut nommée. Neuf dragons, en cantonais Kowloon, ou plus simplement Kowloon.

Zhao Shi, malheureusement, meurt quelques mois plus tard, emporté par la fièvre.

Son petit frère, Zhao Bing, 6 ans seulement, est intronisé à Mui Wo, sur l’île de Lantau, et devient le dernier empereur des Song, car l’étau se resserre. L’empereur qui vient de souffler sa septième bougie doit à présent livrer bataille, sa première qui sera également son ultime. Le 19 mars 1279, la flotte Song affronte l’envahisseur mongol.

Le jeune empereur, posté en haut d’une falaise, observe le dernier baroud d’honneur des Song. L’armée qui se présente face aux Mongols n’en est plus vraiment une. Ce sont mille navires, certes, mais chargés de courtisans, de fonctionnaires, de loyalistes Song chassés de leurs terres, pas des soldats.

Face aux Mongols, l’espoir est illusoire. Cent mille Song périssent dans la bataille. Du haut de la falaise, Lu Xiufu, le grand chancelier, comprenant que tout est perdu et refusant l’humiliation d’une capture, saisit le petit garçon de 7 ans dans ses bras, s’avance jusqu’au bord de la falaise, et saute.

La mer de Chine se referme sur le dernier dragon Song.

Un mémorial marque encore aujourd’hui l’emplacement de cette grotte où les deux frères empereurs trouvèrent refuge. Il se trouve à Kowloon, à côté de la station Sung Wong Toi, dont le nom signifie littéralement « la terrasse du roi Song », dernière empreinte de cette histoire enfouie sous le béton de la ville moderne.

Pendant que Guangzhou prospère comme capitale du commerce maritime, c’est là que convergent les routes de la soie, là que débarque Marco Polo, la région de Hong Kong est mise à l’écart. Plus de base navale, plus de monopole du sel, plus d’administration impériale.

Et quand les Qing renversent les Ming au milieu du XVIIe siècle, c’est toute la région qui est punie.

Pour couper les vivres aux loyalistes Ming réfugiés sur l’île de Taïwan, la nouvelle dynastie ordonne l’évacuation forcée de toutes les côtes sur une profondeur de 25 kilomètres. Les habitants sont chassés, les villages partiellement détruits, les terres abandonnées. Et dans ce vide, quelque chose prospère.

Les pirates.

Car ces eaux sans garnison, ces îles sans administration, ces côtes que personne ne surveille plus, c’est un terrain idéal pour qui sait naviguer. Pendant un siècle, des générations de marins et de fugitifs construisent dans l’ombre un empire maritime parallèle, organisé, structuré, avec ses propres lois et ses propres territoires.

Et c’est une femme qui va le porter à son apogée. Elle s’appelle Zheng Yi Sao, plus connue en Occident sous le nom de Ching Shih. Née vers 1775 dans les bas-fonds de Guangzhou, elle grandit sur les bateaux-bordels flottants du port.

Ces jonques amarrées, où marins et marchands viennent trouver de charmantes compagnes. Mais Zheng Yi Sao n’est pas une simple prostituée. Elle est belle, intelligente, et elle écoute.

Ses clients, qui sont des courtisans royaux, des commandants militaires, des riches marchands, lui font part de leurs soucis, de leurs tracas, et parfois de leurs secrets. Et Zheng Yi Sao a bonne mémoire. En quelques années, elle devient le centre d’un réseau d’informations et de secrets que beaucoup lui envient.

Notamment un homme. Zheng Yi, chef de la plus puissante flotte pirate de la côte. Séduit par sa beauté unique, ou son savoir tout aussi unique d’ailleurs, il veut l’épouser.

Zheng Yi Sao accepte, à une condition : le commandement conjoint de toute la flotte pirate. Pendant six ans, ils bâtissent ensemble. La confédération grandit, absorbe d’autres flottes, et impose ses lois de Hong Kong jusqu’au Vietnam.

En 1805, Lantau Island devient la base centrale de la confédération des pirates. Les villages côtiers paient leurs taxes, les marchands achètent leurs laissez-passer, et la marine impériale préfère regarder ailleurs. Et en 1807, Zheng Yi meurt en mer, lors d’une tempête.

Zheng Yi Sao devient alors seule maîtresse à bord. En quelques semaines, elle prend le contrôle de tout. La flotte entière, le réseau, les alliances.

Elle s’appuie pour cela sur Cheung Po Tsai, un fils de pêcheur enlevé par les pirates à l’âge de 15 ans, devenu l’un des commandants les plus redoutés de la côte. Ensemble, ils portent la confédération à des proportions que personne n’avait encore vues. 1 800 navires, 80 000 hommes.

Pour comparaison, Barbe Noire, le pirate légendaire des Caraïbes, commandait seulement 4 navires et 300 hommes. La flotte de Zheng Yi Sao, elle, était dix fois plus grande que l’Armada espagnole. Et elle ne tolérait aucun désordre.

Son code était d’une rigueur absolue. Désobéissance aux ordres : décapitation. Vol dans le butin commun : sanction sévère. Viol d’une captive : exécution. Relation avec une captive sans permission : sanction. Abandon de la flotte : couper les oreilles. Ce qui n’est pas pratique pour suivre les ordres par la suite.

Le butin, lui, est comptabilisé, redistribué, enregistré. Bref, ce n’est pas un gang, c’est un État. Et Zheng Yi Sao en est la cheffe incontestée.

L’empire maritime de Zheng Yi Sao devient trop grand pour que l’on continue à regarder ailleurs. Les Qing attaquent et perdent. Deux fois, trois fois. En 1808, en 1809, la marine impériale lance plusieurs offensives, toutes repoussées.

Les officiels qui avaient jugé la menace trop méprisable pour causer une seconde d’inquiétude se retrouvent à mendier l’aide des Portugais de Macao. L’humiliation est totale.

Novembre 1809.

Dans la baie de Tung Chung, au nord de Lantau Island, Zheng Yi Sao ancre sa flotte pour effectuer des réparations. Les forces sino-portugaises voient leur chance. Elles encerclent la baie en silence et lancent de quoi anéantir la flotte de Zheng Yi Sao.

43 brûlots, soit des navires entiers bourrés de matières inflammables, de poudre, de résine, lâchés dans le vent en direction de la flotte pirate. La tactique est vieille comme la guerre navale. Contre une flotte normale, elle est dévastatrice.

Les flammes sautent d’un bateau à l’autre, la panique fait le reste. Et en quelques minutes, une flotte entière peut disparaître dans un mur de flammes.

Mais Zheng Yi Sao n’a pas une flotte normale.

Ses hommes dévoués se jettent à l’eau. Ils grimpent sur les brûlots en flammes, les éteignent, les remorquent jusqu’aux rivages, les démontent planche par planche pour en faire du bois de chauffage. Et le vent tourne.

Deux brûlots que personne n’avait eu le temps de sécuriser s’enflamment et repartent en sens inverse, droit sur la flotte impériale. Les Qing et les Portugais regardent leurs propres armes leur revenir au visage. La confusion est alors totale.

Zheng Yi Sao brise le blocus et disparaît dans la mer de Chine méridionale. Mais la pression continue de s’accumuler. Les alliances craquent, des commandants en trahissent d’autres, et la flotte impériale est toujours à ses trousses.

Alors qu’une reddition devient une possibilité, Zheng Yi Sao n’a d’autre choix que de négocier sa sortie. Mais c’est elle qui fixe les conditions. Et elle obtient tout.

L’amnistie des Qing, sa fortune, et 24 navires. Elle se retire de la piraterie et ouvre une maison de jeu à Guangzhou. Elle mourra en 1844 à 69 ans, ce qui, pour une pirate, constitue déjà une performance remarquable.

Cheung Po Tsai, lui, intègre la marine impériale et passe le reste de sa vie à traquer d’autres pirates pour le compte de son ancien ennemi. L’ironie est totale. La grotte où il cachait son butin est d’ailleurs encore visible sur l’île de Cheung Chau.

Mais je vous préviens, il ne reste que des cailloux.

Les côtes retrouvent un semblant d’ordre. Le commerce reprend.

Après des siècles de chaos, la région de Hong Kong semble prête à connaître enfin une paix relative. Tout est bien qui finit bien. Sauf que dans la brume du matin, au large de ces côtes que Zheng Yi Sao et Cheung Po Tsai ont contrôlées encore quelques décennies plus tôt, des silhouettes apparaissent.

Des coques en fer arborant l’Union Jack. Les Britanniques sont là. C’est à ce moment-là que l’on a tendance à dire que l’histoire de Hong Kong commence.

Mais comme vous venez de l’entendre, celle-ci remonte bien avant la conquête anglaise, berceau d’une civilisation antique. Convoitée par le premier empereur de Chine, refuge de l’invasion mongole, et port de la plus grande flotte pirate que le monde n’ait jamais connue, Hong Kong cache bien plus d’histoire qu’on ne veut bien l’admettre.

Et ce que vous venez d’entendre n’est que le commencement.

Car je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouvel épisode du Port Parfumé.