Le dimanche 27 septembre 2026, ou par anticipation le 19 septembre dans les consulats, les 533 grands électeurs des Français établis hors de France sont appelés aux urnes pour élire six sénateurs. Un scrutin indirect particulièrement disputé avec pas moins de douze listes en compétition.
Pour ces expatriés, les sénateurs jouent un rôle de premier plan. Au-delà de leur participation aux grands débats nationaux et à l’élaboration de la loi, ils constituent les principaux relais parlementaires des problématiques hors de France : fiscalité, bourses scolaires, enseignement français, protection sociale, retraites ou encore sécurité des ressortissants. Le collège électoral, composé des députés, des sénateurs sortants, des délégués consulaires et des conseillers des Français de l’étranger — renouvelés en mai dernier —, fait face à un vote obligatoire sous peine d’une amende de cent euros en l’absence de motif légitime.
À l’approche du scrutin, les tendances se dessinent. Douze listes, comprenant chacune huit candidats par souci de parité, sont en lice. Parmi elles, les scores des récentes élections consulaires confortent les chances de réélection de Sophie Briante-Guillemont pour l’ASFE et de Mélanie Vogel pour les écologistes.
Les quatre sièges restants s’annoncent en revanche extrêmement serrés. À gauche, l’absence d’union entre écologistes, LFI et socialistes divise les voix entre les listes menées par Martha Pecina et le sénateur sortant Yan Chantrel, bien que la règle de la plus forte moyenne puisse éventuellement sourire aux deux.
Du côté du bloc central, Marie-Ange Rousselot prend la tête de la liste Renaissance après le non-renouvellement de Samantha Cazebonne, mais sans alliance avec Horizons — dont le soutien local semble pencher pour Franck Bondrille, numéro deux sur la liste de l’ASFE. Enfin, dans les rangs de la droite et du centre, Bertrand Dupont succède à Christophe Frassa sous les couleurs de LR, tandis qu’Olivier Cadic brigue un troisième mandat en s’appuyant sur son réseau d’élus. Quant aux autres listes, nationalistes ou divers, si elles ne devraient pas décrocher de siège, leur présence influencera directement le calcul du quotient électoral. Au-delà des équilibres consulaires, ce scrutin servira de galop d’essai pour mesurer les dynamiques politiques en vue de l’élection présidentielle de 2027.




