Car la destination fait rêver des milliers d’expatriés et de créateurs de contenu avec sa modernité et sa fiscalité avantageuse. Mais derrière ce décor de carte postale, la réalité du droit local ne pardonne aucune erreur, comme vient de le rappeler l’arrestation récente de trois personnalités françaises des réseaux sociaux.
Le mardi 22 septembre, Léa Mary, Océane El Himer et le créateur Amirrlife ont été interpellés et placés en garde à vue dans un commissariat de l’émirat. En cause : une intervention de police déclenchée par des signalements pour tapage nocturne dans leur hôtel. Sur place, les forces de l’ordre ont découvert des produits stupéfiants et les trois influenceurs ont été testés positifs. Ils encourent aujourd’hui entre deux et cinq ans de prison, suivis d’une expulsion définitive du territoire. Le consulat général de France s’est immédiatement mobilisé pour leur apporter une protection consulaire. Ce fait divers illustre le fossé entre la liberté affichée sur les réseaux et la tolérance zéro absolue qui règne aux Émirats arabes unis en matière de drogues. La législation y est impitoyable, et même la détention d’une quantité minime ou la présence de résidus sanguins suffit pour écoper de lourdes peines, qui peuvent aller jusqu’à quinze ans de réclusion en cas de circonstances aggravantes.
La vigilance doit également être absolue pour les voyageurs concernant les médicaments. Des traitements banals en France, comme certains antalgiques à base de codéine, du Tramadol ou des psychotropes, sont classés ici comme des substances contrôlées. Leur transport exige une ordonnance traduite et une autorisation préalable en ligne auprès du ministère de la Santé émirati. Quant à l’alcool, sa consommation est strictement encadrée et la tolérance est nulle au volant. Ce choc juridique est un rappel implacable : qu’on soit simple visiteur ou vedette d’Instagram, les lois locales priment toujours sur nos habitudes. S’informer et respecter scrupuleusement le cadre légal reste la seule règle d’or pour que l’expatriation ne se transforme pas en cauchemar judiciaire.




