Pour le décor
Organiser un voyage du pape en France en moins de trois mois relevait d’une gageure. Les résultats parlent d’eux-mêmes, une organisation réussie haut la main.
Être à Paris ces deux jours du vendredi et du samedi peut relever d’un pur hasard. Y rencontrer un ancien de Hong Kong était une autre circonstance favorable. Une heure avant le passage du pape en déambulation entre Notre-Dame des Champs et Notre-Dame de Paris, nous étions avec toute sa famille à l’endroit de la jonction du boulevard Montparnasse avec le boulevard Saint-Michel.
Le virage que la Papamobile allait prendre offrait une belle perspective. Nous étions au premier rang coincés dans un angle entre les barrières qui séparaient du boulevard et d’autres barrières qui séparaient du poste de journalistes travaillant pour plusieurs chaînes de télé.
Cette proximité-là nous a aussi valu d’être interviewés. Une fois le travail du professionnel de la communication terminé, à mon tour, je lui pose une question, celle de savoir si cela lui était déjà arrivé, dans le passé, de couvrir ce genre d’événements. Non, c’est pour la première fois, et il n’est visiblement pas mécontent d’avoir couvert cet événement. Moi non plus.
Pour le journaliste travaillant pour TFI 24, la chaîne qui est destinée aux Français à l’étranger, interviewer deux personnes qui viennent de ce monde-là ne pouvait qu’être une valeur ajoutée incontestable. Une aubaine même. Tout en restant sobre, pas peu fiers, ni lui ni nous.
Une bonté humaine rayonne d’un homme de la bonne cinquantaine, tout comme de ce gendarme qui, sous son heure de retenue professionnelle, affichait une satisfaction d’être présent à un tel événement. On était tous d’accord, une chance nous souriait et peu importe en quelle qualité nous y étions présents.
Parmi les gardes du corps, j’ai surtout repéré un plus grand que les autres. Je l’ai revu à la télé au Stade de France. Quelle responsabilité et quelle habileté habilitée par ses autorités pour être à un tel service.
Et en levant les yeux vers le ciel bleu de Paris, bien en contraste avec celui des Jeux olympiques un an plus tôt, des snipers équipés de fusils à pompe (je ne suis pas spécialiste) étaient postés sur les toits des immeubles, regardant vers le bas et autour.
Pour le décor, ce n’est pas tout. Les barrières étaient simples, pas doubles comme cela paraît-il est de mise pour d’autres événements similaires, signifiant un certain relâchement dû à une confiance sur le bon déroulement, sans heurt.
À moins qu’un trouble ne provienne de l’extérieur, mais, parait-il, la police a bien nettoyé le terrain en amont. Je laisse l’imaginaire combler le manque de précision de ma part qui est dû à mon ignorance en la matière.
À la place des supposés problèmes, il y a eu des endroits où se sont postés des groupes de chanteurs et musiciens pour animer dans la joie et le recueillement le temps d’attente du pape et aussi pour meubler la dispersion après son passage. J’en ai profité doublement, avant et après.
Une réelle fête au village, il ne manquait que la barbapapa, mais à la place on avait le pape, sans barbe. Alors que si nombreux sont les prêtres (et quelques évêques, dans le passé il y avait aussi des papes barbus) qui la portent en signe d’intégration dans la société moderne. Tout en se distinguant par le port du col romain qui empêche d’oublier l’identité et l’intention qui en découle.
Paris sous le charme du pape
Paris était sous le charme du pape qui l’enchanta par son sourire naturel. Ni affectueux ni distant, son sourire est le produit pur d’un religieux américain qui a travaillé son corps à la spiritualité empreinte de sobriété et dégage une mystérieuse profondeur, dont ont le secret les véritables contemplatifs.
Notre pape est de cette race-là, lui le fils d’émigrés, lui homo viator du temps de sa vie sur terre, lui qui sait mettre dans le concret de sa vie le trésor de sa spiritualité.
Missionnaire, pasteur, il vient en visite pastorale, pas en tant que chef d’État, d’où le refus de casser la croûte avec le président à l’Élysée. D’où aussi l’absence de ce dernier à la messe de samedi à la Concorde et sur les Champs-Élysées. Donnant-donnant, le protocole a ses lois qui soumettent à l’obéissance. Et peu importe les commentaires qui vont suivre.
Cette visite est purement pastorale, est-ce encore la réminiscence de la retenue de son prédécesseur à l’égard de la France? Auquel cas, ce serait un coup de maître diplomatique. Ou plutôt, comme ce choix laissait supposer, ce caractère purement pastoral souligne la volonté du pape d’être proche de ces catholiques français qui font autant parler, dont la manière de vivre leur foi attire et interroge.
Ces catholiques français
Plus de deux cent milles cas d’abus sexuels répertoriés par le rapport Cias, ceci surprend à l’etranger, même les américains ne dénombrent pas autant. Je n’entre pas ici dans des précisions éventuelles concernant la manière de détecter et de compter, pas plus que sur le contexte socio-religieux.
C’est un catholicisme minoritaire dans un pays de plus en plus fortement laïcisé. Ce catholicisme se défend comme un beau diable pour ne pas se laisser noyer par la déferlante de ladite nouvelle vague de la modernité. Sans pour autant se résoudre à succomber à l’autre vague, celle qui voit du diable moderniste dans chaque signe d’évolution sociale et dans la prise de conscience de la vie en société.
Pourtant, le wokisme mélangé avec des ingrédients anarchisants poussant à une nouvelle révolution se heurte (pour le wokisme de façon anecdotique) surtout au catholicisme identitaire poussé lui-même dans ses retranchements guidé par le réflexe de survie. Ce catholicisme fièrement affiché comme identitaire est tenté de pactiser avec l’ange combattant le diable moderniste.
Durant 48 heures, Paris appartenait aux catholiques de tous bords, et surtout à ceux qui voulaient se réchauffer en présence d’un pape qui pourrait leur faire du bien. Remarquable (pour une fois!) couverture médiatique de tous bords ou presque relayait cette respiration sur tout l’hexagone et au-delà.
En 1997, lors du voyage de Jean-Paul II à Paris, on avait déjà l’impression d’une prise de la capitale par les cathos ; à l’époque, cela n’a duré qu’une journée. J’ai été sur le Champs de Mars comme quelques années plus tard sur la place des Invalides pour la messe avec Benoît XVI qui a permis de rendre Paris aux catholiques pour une demi-journée.
Autoriser un relâchement similaire durant deux jours complets en septembre dernier ne pouvait être que la concession d’une pause bien maîtrisée.
D’autant plus que la grande messe depuis la Concorde et sur les Champs-Élysées ne pouvait que susciter dans bien des cercles éloignés ou même proches, voire de l’intérieur de l’Église des rapprochements et interrogations pour exprimer la circonspection à l’égard de la portée symbolique d’un tel emplacement.
Évidemment, dans la décision prévalait le pragmatisme. Puisque cela doit se faire dans Paris (comme les jeux Olympiques naguère), quelle autre place que la Concorde et Champs Elysées est capable d’accueillir près d’un million des fidèles désireux de s’y rendre.
Même une partie de l’Avenue de la Grande Armée, de l’autre côté de l’Arc de Triomphe, était investie de grands espaces dédiés à l’accueil des fidèles.
Cela n’empêche pas de faire un rapprochement symbolique entre cette messe et des événements qui ont façonné l’histoire de la République française, surtout au moment de la grande Révolution.
Dire la messe pratiquement au même endroit que là où se trouvait l’échafaud pour décapiter le couple de monarques ne peut pas passer inaperçu. Avoir proposé et devoir accepter un tel lieu pour la messe, c’est un devoir de composer avec tout cela.
Et les confessions effectuées par des centaines de prêtres le long des Champs-Élysées ne pouvaient qu’ajouter au trouble perceptible même dans les rangs des cathos eux-mêmes.
La portée symbolique consiste à accepter le devoir de purifier par le sang du Christ des sillons gorgés de sang impur de la Marseillaise. Quelles belles et lourdes conséquences sont la rencontre de l’histoire de ce lieu avec l’histoire de Golgotha. Golgotha est toujours présent et saigne de tant de victimes d’injustice et d’abus de toutes sortes.
Mais elle se transforme en lieu de solidarité pour le meilleur sans devoir passer par le pire, comme toutes les révolutions y entraînent et sont obligées d’y passer et y consentir.
Remuer le ciel et la terre
Deux jours avant la venue du pape, j’ai été invité par des anciens de Montmorency. Gisel, à l’aide de son mari et de leur fils, a organisé un déjeuner auquel était aussi invité un couple d’amis. Du temps de ma présence dans cette paroisse, nous avions travaillé ensemble dans le Service Évangélique des Malades.
L’occasion d’évoquer de bons moments comme l’organisation d’une soirée chantante et dansante au rythme des slams etc. Mais elle ne voulait pas me voir pour partager la nostalgie du passé. Elle voulait partager sur son projet d’organiser un groupe de handicapés pour les amener à la veillée au Stade de France. Le seul du diocèse.
Du haut de ses 86 ans, elle a remué le ciel et la terre pour convaincre son entourage de le faire, bravant au passage tant d’obstacles que l’on peut imaginer. Elle-même, en fauteuil roulant, ne pouvait pas rester les bras croisés.
Elle, qui s’était laissé réveiller à la foi vivante par l’interrogation lancée au Bourget par le pape Jean-Paul II en 1980: la France qu’as-tu fait de ton baptême? Quelle chance pour un prêtre de connaître et de travailler avec des personnes comme elle.
Elle, qui professionnellement venait d’un monde peu propice au développement chrétien qu’est l’Éducation nationale. Elle, qui venait d’un autre pays, mue par le regard du Christ, n’avait de cesse de faire grandir la France par des menus détails d’attention éducative, y compris dans les zones d’éducation prioritaire (ZEP).
Tout passe, dans le bon tempo?
Le pape est passé par la France et la France est très vite passée à autre chose. Elle est passée aux revendications des lycéens, quelle étrange coïncidence. C’est aussi dans le bon tempo, comme s’il fallait effacer aussitôt les traces de l’événement qui vient de se produire.
Après tout, pourrait-on constater avec la majorité des Français, le voyage du pape ne concernait que quelques minorités agissantes que sont les catholiques de Versailles et de l’ouest parisien. Passer à autre chose avant que la léomanie ne s’incruste dans les profondeurs de l’humus de la société, cela relève d’une tactique dont l’efficacité semble prouver la raison de le faire.
Surtout quand on sait que certains auraient eu des velléités à vouloir se tourner vers quelques réservoirs encore disponibles dans la religion catholique pour nourrir leur soif de vivre pleinement. Pour nourrir la vie qui intègre une dimension mystérieuse que seule la vraie relation d’amour peut capter et faire valoir.
Les discours du pape : pour que le monde ait la vie
AI nous est d’un précieux secours, grâce à elle j’y trouve le résumé de tous les discours du pape lors de son voyage en France. Ils sont sous la devise générale “Pour que le monde ait la vie”.
“Lors de son voyage apostolique en France du 25 au 28 septembre 2026, le pape Léon XIV a prononcé plusieurs discours majeurs sous la devise générale : « Pour que le monde ait la vie ». Ses interventions ont abordé des thèmes profonds allant de la paix mondiale à l’éthique technologique et à la place de la foi dans la société civile.
Voici une synthèse des principaux discours du pape lors de cette visite historique :
1. Discours aux autorités et au corps diplomatique (Palais de l’Élysée)
Prononcé le 25 septembre devant le président Emmanuel Macron, ce discours a posé les bases politiques et philosophiques du voyage :
Un artisan de la paix : Face aux conflits actuels, le pape a insisté sur le fait que la paix n’est pas un simple « équilibre des forces ». Il a exhorté la France à refuser la fatalité de la guerre et à demeurer un « artisan infatigable de la paix et du multilatéralisme ».
- Laïcité juste et respect de la vie : Il s’est montré apaisant sur la laïcité républicaine tout en rappelant la fermeté de l’Église sur la dignité humaine. Il s’est inquiété des dérives qui menacent d’offrir une « mort programmée » ou de transformer le vivant en marchandise.
- Éthique et intelligence artificielle : Évoquant sa première lettre encyclique, il a plaidé pour un « discernement éthique » face à la montée de l’IA pour ne pas « perdre notre humanité au milieu des machines ».
2. Allocution à l’UNESCO (Paris)
Également prononcée le 25 septembre à l’occasion du 75e anniversaire de la présence du Saint-Siège au sein de l’institution, cette intervention a mis l’accent sur la culture et l’éducation :
- Il a encouragé le développement des sciences, des arts et des lettres lorsqu’ils sont orientés vers la recherche du beau, du bien et du vrai.
- Il a opposé l’image de la domination de la tour de Babel à l’harmonie de la Pentecôte pour appeler à un dialogue interculturel respectueux.
3. Discours aux jeunes (Stade de France, Saint-Denis)
Le soir du 25 septembre, lors d’une veillée de prière rassemblant 80 000 jeunes, le pape a partagé un message d’espoir :
- Reprenant les mots de saint Paul (« Pour nous, vivre, c’est le Christ »), il a invité les jeunes à porter leur foi comme une torche brillante dans la nuit.
- Il a articulé son message autour de trois verbes pauliniens pour guider leur liberté : Éviter, Tendre, Combattre.
4. Discours aux évêques et aux malades (Lourdes)
Le week-end a été marqué par une profonde dimension spirituelle et pastorale à la grotte de Lourdes :
- Aux malades : Le pape a témoigné de sa proximité avec les personnes souffrantes et marginalisées, voyant en elles le reflet de la dignité humaine restaurée par la grâce.
- Aux évêques français : Il les a appelés à faire preuve de vigilance pour défendre la liberté d’évangéliser et de pratiquer le culte publiquement, tout en saluant la réouverture récente de Notre-Dame de Paris. Il a également réaffirmé l’engagement absolu de l’Église auprès des victimes d’abus après une rencontre privée avec sept d’entre elles.
5. Rencontre « Aux racines de l’Europe » (Metz)
Pour la conclusion de son voyage le 28 septembre, Léon XIV s’est rendu au Centre des Congrès Robert Schuman à Metz :
- L’héritage européen : En s’appuyant sur la figure de Robert Schuman, le pape a martelé que la paix mondiale dépend d’une Europe organisée et vivante.
- Refus du réarmement : Il a vigoureusement dénoncé l’illusion selon laquelle la possession de l’arme nucléaire ou la course aux armements garantirait la sécurité, appelant plutôt au courage de la négociation et à des compromis pour le bien supérieur de la paix.
Pour écouter la déclaration officielle et comprendre les enjeux diplomatiques et spirituels directement partagés lors de l’arrivée du Souverain pontife à Paris, vous pouvez regarder la rediffusion de son intervention :
YouTube · FRANCE 24 Souhaitez-vous obtenir le texte intégral de l’un de ces discours en particulier (comme celui de l’Élysée ou du Stade de France), ou des précisions sur les réactions politiques qui ont suivi ces interventions ? AI can make mistakes, so double-check responses.”
et de MGR MOUNIR
Mgr Mounir. Lundi 28 septembre 2026
La quatrième et dernière journée de la visite du Pape Léon XIV en France a été marquée par trois rendez-vous officiels à Metz, ville symbole de l’Europe unie. Il a d’abord présidé la rencontre interreligieuse au Centre des Congrès Robert Schuman, l’un des pères fondateurs de l’Union européenne, au cours de laquelle il a rappelé que « c’est un sacrilège d’invoquer le nom de Dieu pour légitimer la violence », et souligné que « la grandeur d’une civilisation ne se mesure pas à ses succès matériels, mais à la manière dont elle entoure, protège et élève la personne humaine ». Puis, toujours dans ce même Centre des Congrès, il a présidé l’événement « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité » et dénoncé le « massacre inutile qui fait chaque jour d’innombrables victimes », incitant au « courage dans la négociation » et exhortant à « des efforts créatifs pour la paix mondiale ». Il a présidé enfin, dans l’après-midi, la messe dans la cathédrale Saint-Étienne. Dans son homélie, le Pape a lancé un « appel à la fraternité et à la réconciliation » et invité « les peuples à construire la paix pour que l’avenir de l’Europe ne réside pas dans l’uniformisation, mais dans l’harmonie des différences, où la blessure du passé devient une brèche laissant passer la lumière ».
On peut dire enfin que, durant les quatre jours, le Pape a rappelé que « La France est une terre aux riches racines chrétiennes », et a prêché en plus de la paix, la conciliation et le pardon, la concorde entre nations, le multilatéralisme et le retour à l’ordre international. Il a précisé qu’il entendait œuvrer pour la paix et la coexistence à l’intérieur même des nations et des sociétés humaines, cela en redonnant à la religion – à toutes les religions – la place qui leur revient de droit et de fait, « à l’ombre de la laïcité si chère à la République française ». Loin de contester la neutralité étatique quant à la liberté de conscience, le pape s’est attaché à démontrer que « la laïcité n’implique pas nécessairement l’effacement de la croyance au sein de l’espace public ». Que « la sécularisation n’a pas étouffé la quête de spiritualité ». Que « face aux fléaux de l’anticléricalisme, de l’antisémitisme, de l’islamophobie, du terrorisme, du populisme nationaliste et des aspirations identitaires, les peuples ont plus que jamais besoin de repères culturels ». Et que « la laïcité bien comprise peut très bien faire office de cadre permettant aux différentes convictions religieuses de cohabiter ».
Dans l’avion qui le ramenait à Rome, le pape a déclaré :
« Personnellement, je me suis senti très béni d’avoir eu le privilège de visiter la France pour encourager surtout les jeunes qui, de toute évidence, sont en quête de quelque chose. Cela était tellement évident au Stade de France, ce soir-là où se sont rassemblés 80.000 jeunes venus de toute la France, avec leur enthousiasme, leur joie et ce sentiment d’espérance qu’ils ont transmis, mais surtout, je crois, qu’ils ont reçu et qu’ils seront capables de partager avec les autres ».
La vie continue
Entre les excitations du genre “j’ai vu le pape”, ou mieux “j’ai pu le toucher”, et comment le cœur était réellement car durablement touché, la vie continue. Une visite pastorale pour toucher les cœurs tout en parlant à la raison pour que l’âme s’épanouisse.
Peut-être qu’il y aura une augmentation du nombre de catéchumènes dans les années à venir due au passage du pape par la France. Peut-être que l’Esprit de l’évangile finira par prendre les rênes des décisions politiques dans les prochaines élections.
Peut-être au contraire, comme le démontre le mouvement social actuel qui a immédiatement suivi la visite du pape, des mouvements semblables vont s’amplifier pour continuer à dérégler un équilibre très fragile qui ne demande qu’à être soutenu ou alors, s’effondrer.
C’est à la plus grande joie des fossoyeurs de la démocratie post-chrétienne. La démocratie chrétienne dans son parti pris politique a été enterrée il y a déjà bien longtemps. Il en reste à chercher les racines qui sont dans l’annonce du Royaume de Dieu.
Ce n’est pas la Leomania qui est en jeu, mais un travail en profondeur pour continuer à purifier ce sang des humains par le sang du Christ sauveur. Pape Léon, en pèlerin de la paix, ne pouvait qu’en sourire d’émerveillement et d’attente joyeuse d’une progression toujours possible pour garder vive l’espérance chrétienne et la propager, grâce à ceux qu’il identifie comme les saints de la France d’aujourd’hui.




