Journées à Barcelone
Voici une troisième et dernière partie consacrée à ce triple voyage en un lors de mes déplacements en septembre et début octobre derniers.
C’est encore le pape qui fait la jonction entre la partie précédente et celle-ci. Je suis parti de Paris pour Barcelone pour participer aux journées des communautés catholiques francophones dans le monde.
Le séjour à Barcelone est consacré à la rencontre annuelle des représentants des Communautés Catholiques Francophone du Monde. Tous les continents étaient représentés. Le thème “Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, les bâtisseurs travaillent en vain” (ps 126) était choisi en résonance avec la Sagrada Família.
En juin dernier, lors de sa visite en Espagne, le pape Léon est passé à la Sagrada Família pour clôturer la construction de l’édifice à l’occasion du centenaire de la mort de Gaudí.
Pour les journées, cette fois-ci, j’ai été accompagnée par notre ancienne coordinatrice, Elisabeth, qui dans un prochain édito de la CCFHK va partager ses impressions.
Pour ma part, le point d’orgue était la messe à la Sagrada Família présidée par le cardinal de Barcelone. Plus de deux mille fidèles français venus de partout en Europe désireux de vivre ensemble un événement exceptionnel dans une basilique dont l’intérieur illumine, transforme et élève. Mais ne devançons pas le cours des choses.
Au commencement était la journée des prêtres.
C’est déjà une bien jeune mais tout de même tradition. C’est une deuxième année consécutive qu’est proposée aux prêtres une journée pour eux seuls. Avant de retrouver d’autres membres des délégations (religieuses et laïques) pour passer quatre journées suivantes ensemble.
Cette journée des prêtres est le résultat d’une longue discussion suscitée par l’observation de nous, trois coordinateurs par continent. Mgr Lalanne, évêque accompagnateur jusqu’à sa mort en août dernier, s’étant saisi de la question, nous a accompagnés dans la recherche d’un bon format.
Aborder des questions spécifiques, d’abord, celle du statut des prêtres et de la communauté par la suite. La trajectoire est indiquée, le reste va se développer au gré d’autres observations et réflexions qui les accompagneront.
Le nouveau coordinateur, P. Barly, doctorant en droit canonique, fournit des documents qu’il a rédigés lui-même pour clarifier les questions de statut des prêtres et de la communauté dont celui-ci a la charge comme pasteur. Ce travail initié l’an dernier a pu se poursuivre à Barcelone, l’accent étant légèrement déplacé du prêtre vers la communauté elle-même.
De façon générale, on distingue entre les paroisses et l’aumônerie. La plupart des communautés catholiques francophones à l’étranger sont des aumôneries.
Quelques paroisses en tant qu’entités juridiques existent et leur statut est conforme à la tradition multiséculaire des paroisses personnelles. Ce sont des Saint-Louis de Rome, de Moscou, de Madrid ou encore la CCF de Londres, ou de Barcelone qui nous accueillent dans les locaux et l’église propres. Quel espace et quelle liberté d’en user.
Cela fait parfois rêver ceux qui n’ont pas cette possibilité. Mais à tout “malheur” il y a toujours quelque chose de bon. Ou plutôt, c’est une faiblesse qui peut devenir une force dans la mesure où cette situation de dépendance à l’égard des structures diocésaines qui accueillent oblige la communauté à être en lien étroit avec le diocèse de l’accueil. Quitte à composer avec, tout en essayant de se comprendre mutuellement.
Des aumôneries peuvent aussi prétendre au statut de la paroisse personnelle. Surtout lorsque la communauté est établie de façon bien durable et avec la perspective d’une continuité quasiment assurée. Et avec l’accord de l’évêque du lieu in fine.
Dans le cas des aumôneries, le prêtre, qui est responsable de la communauté, a le statut d’aumônier. C’est ainsi à Hong Kong. En droit canon, on distingue entre le curé et l’aumônier.
Le curé a une charge d’âmes du point de vue, pas seulement pastoral, mais aussi juridique. Alors que l’aumônier a la charge d’âmes uniquement du point de vue pastoral. Pour ce qui est de la responsabilité canonique, il dépend du curé du lieu sur le territoire de la paroisse dont il administre les sacrements.
À Hong Kong, nous avons établi un accord avec la chancellerie du diocèse pour gérer les relations entre la CCF et le diocèse, via la paroisse concernée. Une des particularités qui nous sont accordées en propre concerne les conditions d’admission à la fonction de parrain et marraine pour les baptêmes célébrés à Hong Kong.
La pratique diocésaine exige que les deux, parrain et marraine, soient d’équerre à 100% avec leur vie chrétienne: eux-mêmes évidemment baptisés catholiques, communiés, confirmés, vivant dans la vie maritale fondée sur le sacrement du mariage et étant des pratiquants réguliers et à ce titre connus du prêtre responsable de la paroisse ou de la communauté, qui, pour le prouver, fournit une attestation en bonne et due forme.
Nous avons obtenu une dispense partielle de cette exigence, suffit seulement un parrain ou une marraine, dont la vie est ainsi constatée, en conformité avec les engagements chrétiens. Ce qui, d’ailleurs, est conforme à la règle générale du droit canon, mais chaque conférence épiscopale du pays et aussi localement chaque diocèse (ce qui est le cas du diocèse de Hong Kong) peuvent préciser les contours de ces exigences.
Mais la vigilance pastorale est toujours supposée accompagner les personnes qui sont prêtes à assumer la fonction de parrain, marraine, sans que leur situation ne soit chrétiennement pas aboutie au regard d’un tel minimum requis.
Cette vigilance est surtout demandée dans le cas des parents d’enfants baptisés et/ou catéchisés qui ne sont pas mariés religieusement afin de les accompagner sur le chemin de clarification et de progression possible.
En tant que locataires de la chapelle de Rosary Hill, que les dominicains de la communauté établie au 41 bis Stubbs Road nous prêtent avec la bienveillance humaine et ecclésiale, nous dépendons de la paroisse de St Margaret Church.
Dans la mesure où les membres de la CCFHK reçoivent des sacrements, y compris la participation à la messe, c’est le curé de St Margaret qui a la charge d’âmes des fidèles membres de la CCFHK.
Cela se traduit par le fait que tous les sacrements célébrés dans la chapelle de Rosary Hill sont consignés dans les registres de catholicité de la paroisse de St Margaret. Ce qui ne nous empêche pas d’avoir des doubles, sans pour autant qu’ils aient la même valeur canonique, ce qui fait que pour obtenir des certificats de catholicité, il faut impérativement s’adresser à la paroisse St Margaret.
Cette relation qui est avant tout administrative demanderait à se déployer aussi dans sa dimension pastorale. Cela pourrait se traduire par le rapprochement et les échanges entre nos deux entités ecclésiales. C’est à nous, la CCFHK, de jouer en prenant des initiatives dans ce sens.
Bâtir la maison commune dans les CCFM
L’exposé du p. Barly sur l’interculturalité et la communion ecclésiale pour bâtir la maison commune faisait le pont entre la journée des prêtres et les sessions ouvertes à tous les jours suivants. Les enjeux sont de taille.
Constater l’interculturalité est le pain quotidien des expatriés, la pratiquer c’est en goûter, mais vivre en communion ecclésiale suppose changer de dimension. Passer de la dimension interhumaine à la dimension intercroyante et donc bien plus interhumaine car spirituellement enrichie.
La Bible en est pétrie de telles interculturalités fécondes pour les croyants. L’hospitalité et l’interculturalité sont des voies de renouveau à pratiquer dans les CCFM. L’auteur cite un terme dont l’importance est telle que l’on s’y arrête.
Il parle de « l’indiscrétion dans l’accueil » pour désigner une forme particulière de l’accueil, celle où on va au-delà de tous les schémas habituels qui se limitent au niveau subjectif et politique de l’hospitalité, pour en faire une œuvre d’humanisation par la foi.
En effet, en prolongeant la réflexion de l’auteur, on peut constater que la foi qui n’humanise pas n’est pas active ou bien n’est pas tournée vers le bien de l’autre, le bien tel qu’il est constaté dans la dimension croyante.
Un autre aspect bien éclairant de la situation de nos communautés CCFM est celui de la mobilité humaine généralisée. L’expatriation est alors une forme parmi d’autres d’une telle mobilité.
La dimension missionnaire des CCFM est alors à prendre en compte dans ce contexte. C’est une occasion déjà de signifier ici le dimanche des missions, une tradition catholique centenaire (bon anniversaire!), qui tombe ce 25 octobre. Initié par le pape Pie XI pour signifier la fin de l’époque des missions coloniales, missions désormais empreintes d’échanges et de dialogue pour préparer le chemin d’annonce de l’Évangile dans un échange d’humanités culturellement marquées.
Dans ce nouveau contexte, ce que les mouvements de populations offrent aujourd’hui aux Églises locales, ce n’est pas seulement quelques missionnaires vers des terres lointaines,
“mais la possibilité à travers la rencontre quotidienne des cultures qu’ils suscitent de devenir soi-même missionnaire, à la fois comme celui qui annonce l’Évangile et comme celui qui le reçoit d’un autre, porteur d’une expérience de foi différente de la sienne. La mission n’est plus seulement un mouvement à sens unique du centre vers la périphérie, elle devient un échange réciproque, où chacun, dans la rencontre, est tour à tour évangélisateur et évangélisé”.
L’interculturalité réciproque est une dimension structurelle de l’Église elle-même. Les mouvements migratoires (travail, déplacements forcés, etc.) actuels le rappellent et deviennent une occasion de se saisir dans l’Église et en Église de façon communautaire de cette dimension dialoguante.
“Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, les bâtisseurs travaillent en vain.”
C’est le motto de ces journées de Barcelone, il se trouve dans cette citation du ps 126,1.
C’est l’Esprit de la Pentecôte qui insuffle la dynamique missionnaire pour bâtir la maison et y accueillir des nouveaux. Tout en se laissant accueillir par eux et partir à l’extérieur pour se laisser accueillir en porteur de l’humanisation au moyen de l’espérance chrétienne.
Quelle théologie pastorale à soutenir cette dynamique et comment la traduire en actes? Celle de « la communion théologale », le terme employé par un autre intervenant qui a parfaitement pointé l’enjeu des communautés catholiques (francophones ou pas, à l’étranger ou pas). Si le Seigneur n’est pas au centre, la convivialité, y compris multiculturelle, va vite se vider de sa substance qui est la sève de l’Évangile.
Or, la culture de l’implication réciproque suppose action concrète, elle est attendue sur ce terrain-la. Ce sont des initiatives de l’X Pilgrimage à Hong Kong, ou encore le groupe sur l’enseignement social de l’Église en anglais CLME, ou encore Catéchuménat en franglais, ou encore le groupe de RIRA relations interreligieuses et autres (interculturelles aux niveaux et à combinaisons multiples).
Mais aussi les journées, comme celle de ce lundi 19 octobre, suscitée par le diocèse pour célébrer ensemble la journée des migrants. Nous y sommes tous invités.
“Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, les bâtisseurs travaillent en vain”. Le motto de ces journées de Barcelone prend tout son sens dans cette réflexion sur l’interculturalité.
Sagrada Familia
Après la visite du pape Léon en juin pour célébrer le centenaire de la mort de Gaudí, en venant à Barcelone fin septembre pour les CCFM, on pouvait être sûr que le thème des journées avait pour arrière-fond la Sagrada Família.
Rien d’étonnant à cela et tant mieux, car le jeu en vaut la chandelle, même une multitude de flammes et de lumières qui jaillissent de cette œuvre monumentale et unique qu’est le bâtiment qui ne ressemble à aucun autre. Ou alors les résumant tous, connus, inconnus, et même ce que l’on trouve dans la nature.
La Sagrada familia renferme en elle toutes les cathédrales gothiques et autres basiliques, mais aussi les pentes pointues de montagnes karstiques d’Asie ou de Californie et des environs avec le désert de Mojave, et des disneylands de Las vegas ou Walt Disney d’Orlando, même la pierre philosophale d’Aqaba, tout comme l’espace vide du saint des saint du temple de Jérusalem où fut déposée l’arche de l’Alliance, les deux perdus dans la nature, ou encore le tabernacle dans lequel on essaie tant fièrement que de façon parfois utilitariste et même mercantile de garder et enfermer en sortant le trésor qu’il contient pour les ostensions durables ou très épisodiques et de courte durée.
Et même l’arbre du Dernier Avatar, cette épopée à la gloire de la nature dont la relation de l’humain avec la nature se résume à ce symbole d’un arbre sacré, une sorte de cochiamama.
Non, je ne confonds pas tout, je le mets dedans car chacun aurait eu la velléité de vouloir s’y projeter à sa façon. Gaudí le permet : son ouverture d’esprit, tout au moins du point de vue scientifique au sens large du terme, est telle que ce n’est pas impossible.
Mais toutes les inclusions sont toutes mêmes dangereuses car susceptibles de dévier de la véritable trajectoire de l’auteur. Lui, profondément catholique, est un fou ou un génie. Selon le professeur qui lui octroyait le diplôme d’architecte.
Il s’est avéré surtout un génie. Pour la folie, il en faut une graine pour aller si loin dans l’audace de proposer des nouveautés architecturales inconnues jusqu’alors, tant dans la manière de gérer le poids et la portance à l’image des arbres qu’il observait tant et en compagnie desquels il se sentait libre et inspiré que pour recueillir la lumière comme on recueille les nuages translucides dans les livres pour enfants.
Dans l’usage aussi des matériaux connus mais utilisés de façon nouvelle comme la porcelaine de Chine pour faire de cette matière des ogives, clefs de voûte décoratives, en mouvement collé à la structure, comme des êtres vivants en symbiose durable avec l’arbre.
Une architecture de sens de la vie chrétienne fondée sur la Bible, tout y est symbolique, tout y est pédagogique et tout y est synchronique, diachronique et tellement autre en condensé de symboles, que cela produit un effet à la fois tellement localisable que cela devient utopique.
Pour saisir l’œuvre, il faut entrer à l’intérieur, saisi par les halos, un nuage de lumière accroché au plafond invisible et presque inexistant. Comme si le plafond passait la main à la lumière pour le représenter, mieux, le remplacer. Même les distinctions entre extérieur et intérieur sont perturbées dans leur distinction habituelle, comme dans certaines peintures ou œuvres de David Hockney ou chez d’autres.
Si la foi est le moteur de sa vie et de son œuvre, ceci n’est pas sans conséquences sur sa santé.
Attiré par l’utopie socialiste et ses phalanstères (les ancêtres des kibboutz?), végétarien, négligeant sa santé fragile, manquant d’une sociabilité ordinaire propre aux enfants et adolescents de tout temps.
Fidèle en amitié, joyeux et détendu avec les siens, sous son air bourru devant les autres, refusant d’être photographié, asocial, arrogant, un Catalan convaincu, refusant de répondre au roi en castillan, en mettant au centre de son identité catalane sa foi catholique, tellement enraciné dans sa Catalogne régionale que finalement rien ne pouvait le faire prétendre à devenir universel.
Et pourtant, son regard centré sur l’œuvre majeure qu’est la Sagrada Família, dont il initie le projet, s’y identifie jusqu’à y habiter en ermite négligeant nourriture et habits. Il est pris pour un mendiant lors de son accident happé par le tramway, meurt trois jours plus tard faute de soins rapides, car trop longtemps laissé pour compte, un homme de la génération d’en bas, de basse gamme.
Une réelle figure christique qui d’un dandy juvénile se transforme en saint sans avoir l’air, comme le Christ était Dieu sans avoir l’air. Cela a valu au Christ la résurrection et à Gaudí la prochaine béatification, dont le procès est instruit à Rome et à Barcelone depuis déjà plusieurs décennies et semble sur le point d’aboutir.
Sa plus grande peur réelle fut peut-être en 1909 lors des émeutes anticléricales où il craignait pour le chantier de construction en cours. Lui et son œuvre naissante l’ont échappé belle.
L’année suivante, en 1910, il est mis à l’honneur lors de l’exposition de Paris. Durant la maladie (tuberculose constatée naguère), il réalise un chef-d’œuvre, un masterpiece de l’ensemble de la Sagrada Família : la façade de la Passion de la Sainte Famille.
Après 1915, il s’installe dans le chantier pour s’y consacrer en totalité, corps et âme.
“Mes bons amis sont morts, je n’ai pas de famille, ni de clients, pas de fortune, rien. Maintenant je peux me consacrer tout entier à mon église, la Cathédrale des pauvres”. Dix ans plus tard, étant en chemin habituel vers l’église de saint Philippe Néri pour prier et se confesser, il est heurté par un tramway. On connaît la suite. Apolitique (il refusa de se présenter comme député), mais profondément religieux.
Nous étions plus de deux mille dans sa basilique ce samedi pluvieux et froid, comme cela ne ressemble pas à Barcelone, sauf en cette période de l’année. Nous avons levé les yeux vers le ciel qui s’est accroché au plafond comme la nuée de Moïse au Sinaï pour se laisser guider par la mystérieuse présence divine.
Si vous avez l’occasion, ne passez pas à côté : c’est une œuvre unique, d’une architecture unique, d’un homme unique, à la destinée unique, qui nous met de façon unique à disposition universelle ce qui lui était le plus cher : chercher Dieu en toute chose. En commençant par la cathédrale des pauvres.
À nous de ne pas tomber dans le piège des apparences qui peuvent efficacement cacher l’essentiel et même éloigner du sens profond qui se cache et révèle en même temps dans cette œuvre monumentale qui a survécu à son auteur. L’œuvre a survécu non seulement dans son état de conservation figé par le projet initial, mais aussi modifiée et enrichie en prolongement du sien par les applications concrètes de plusieurs générations d’architectes. Eux, heureux de travailler pour prolonger son œuvre, pardon, l’œuvre de Dieu dans sa vie, car si le Seigneur ne bâtit pas la maison, en vain travaillent les bâtisseurs.
Comme ceux de Notre-Dame à Paris aux siècles lointains et ceux qui s’affairent à la restauration de naguère.
Une fois sorti
Pleins de rencontres avec des anciens de Hong Kong, des Pays-Bas, de Belgique et bien évidemment de France. Un rapide dîner suit avant de devoir échapper à la tempête, le taxi m’emmène à bon port.
Mais, une fois sorti et avant de trouver un abri, je suis à “découvert” sous la pluie battante et comme jamais j’apprécie de pouvoir flotter dans un liquide qui ne me quitte pas tant que le mot d’ordre sécher ne devient effectif.
Je ne pouvais pas aller au concert, invité par des animateurs de la veille. La soliste est la fille des amis de la région parisienne, elle m’a reconnu, alors qu’à l’époque elle avait 15 ans. Les nouvelles des parents, de la famille circulent, la joie des retrouvailles se fait sentir. Mais la pluie aura le dernier mot, à la prochaine fois.
Il reste à créer un groupe whatsapp destiné aux étudiants en droit à Paris, dont un petit neveu. Vous êtes catho, débrouillez-vous. L’annonce auprès d’une étudiante, fille d’autres amis, retrouvée à la sortie de la Sagrada Família, comme réaction, trouve un petit moment de silence; elle préfère le contact avec un acteur. Je m’exécute.
Je ne rentre plus à Paris, je ne verrai pas l’acteur en question, je ferai tout mon possible pour avoir la correspondance à Londres pour Hong Kong.
Fin




