de la 44è session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger. Elle se tient depuis lundi, et jusqu’à demain au Quai d’Orsay, à Paris. Les 90 élus de l’AFE se sont réunis dans un climat international des plus préoccupants. Mais la ministre déléguée, chargée de la Francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’étranger – Eléonore Caroit – est tout de même présente. 

Les pensées sont dirigées vers les expatriés présents au Moyen-Orient. Certains représentants participent d’ailleurs à cette 44è session, à l’image de Daphna Poznanski-Benhamou (Israël) ou Nadia Chaaya (Arabie saoudite). Ouvrant les débats, Hélène Degryse, présidente de l’Assemblée des Français de l’étranger, a ainsi souligné la « souplesse » et la « réactivité » dont font preuve les Français de l’étranger face aux imprévus et aux crises. Et cette 44è session de l’AFE est la dernière avant les élection sdes Conseillers des Français de l’étranger, fin mai 2026. 

La ministre a d’abord tenu à saluer la solidité et l’engagement du réseau diplomatique français. La ministre a aussi affirmé avec gravité sa « priorité absolue : la sécurité » des Français établis au Moyen-Orient, mais aussi de ceux qui y sont simplement de passage. Elle a rappelé que le Centre de crise et de soutien (CDCS) est pleinement mobilisé pour accompagner nos compatriotes confrontés aux tensions actuelles. Et à l’approche des élections consulaires prévues fin mai 2026, la ministre a insisté sur la nécessité de « faire vivre la démocratie à l’étranger » et d’encourager » la plus large participation » possible des Français de l’étranger. Les expatriés ont jusqu’au 24 avril pour s’inscrire sur les listes électorales. 

La ministre a également abordé la question de la réforme de l’Agence de l’enseignement français à l’étranger. Ainsi, pour Éléonore Caroit, l’AEFE ne se limite pas à sa mission éducative. « C’est aussi un outil d’influence », a-t-elle rappelé à la tribune. Mais au-delà de l’enjeu diplomatique, la ministre a aussi insisté sur un point, celui de permettre aux familles françaises, quels que soient leurs revenus, de scolariser leurs enfants dans le réseau français à l’étranger. Mais pour cela, il faudra certainement faire baisser les frais de scolarité. Une mission parlementaire confiée à la sénatrice, Samantha Cazebone. 

Enfin, la réforme de la Caisse des Français de l’étranger est également particulièrement attendue. Elle devrait d’ailleurs rapidement figurer à l’agenda parlementaire. Reste désormais à traduire les intentions en actes, les résolutions et avis adoptés en action concrète. L’avenir de l’AFE en dépend.