Le ballon roule enfin aux États-Unis, au Canada et au Mexique ! Mais alors que la Coupe du Monde 2026 démarre, le Mondial fait-il vibrer les Français de l’étranger autant que ceux restés au pays ?
Pour le savoir, le site Lesfrancais.press a mené une grande consultation auprès de plus de 5 000 expatriés. Et cette communauté a répondu en masse depuis les quatre coins du globe ! Sans surprise, c’est l’Europe qui domine la carte avec près d’une réponse sur deux, Bruxelles en tête, devant Londres et Madrid. L’Afrique arrive en deuxième position, portée par les fortes communautés d’Afrique du Sud et du Maghreb, suivie de près par l’Amérique du Nord, où Montréal égale le score de Londres. Une photographie géographique très fidèle de l’expatriation française, qui donne à cette enquête un relief particulier.
Et le premier enseignement majeur est surprenant : les Français de l’étranger se révèlent nettement plus tièdes qu’en métropole. Seuls 44% d’entre eux se disent intéressés par la compétition, contre près de 57% dans l’Hexagone. S’agit-il d’un manque de patriotisme sportif ? Pas du tout ! C’est d’abord une question de logistique. Entre le décalage horaire qui oblige l’Asie ou l’Afrique à veiller en pleine nuit, l’éloignement et les difficultés d’accès aux diffuseurs, suivre ce Mondial est un défi quotidien.
Pourtant, dès qu’on parle des Bleus, le paradoxe éclate. L’intérêt général est mesuré, mais la loyauté, elle, reste totale. 47% des répondants voient l’équipe de France atteindre au moins la finale. Mieux encore : quatre expatriés sur dix affirment qu’ils suivront en priorité le parcours des hommes de Didier Deschamps. Le maillot tricolore reste un puissant moteur d’audience, jusqu’au bout du monde.
Pour vibrer, la moitié d’entre vous choisira le confort de la maison, streaming oblige. Mais la Coupe du Monde reste un formidable prétexte pour se rassembler : plus d’un quart des sondés prévoit de sortir. De la fan zone de Bruxelles aux pubs de New York ou de Montréal, les communautés se mobilisent pour transformer les matchs en moments de partage.
Un Mondial qui se joue aussi dans un contexte politique américain particulier, sous la présidence de Donald Trump. Mais loin de décourager les expatriés, cela semble piquer leur curiosité : pour 44% d’entre eux, cela donne encore plus envie de suivre l’événement.
Le portrait est donc clair : vous êtes lucides face aux contraintes, mais fidèles au rendez-vous. Alors, que vous branchiez le poste à Sydney, Casablanca ou Londres… Bons matchs à tous, et allez les Bleus !




