Emmanuel Macron a rappelé qu’une dizaine de fonctionnaires viendront ouvrir un consulat français dans la capitale du Groenland, Nuuk. 

Un signal politique évident, lancé à Donald Trump, alors que la pression monte autour de l’île arctique appartient au Danemark. Ainsi, le ministre des Affaires étrangères et de l’Europe, Jean-Noël Barrot, a confirmé cette inauguration le 6 février. Un projet loin d’être une improvisation, puisqu’Emmanuel Macron l’avait annoncé lors de sa visite en juin dernier. Paris devient ainsi la première capitale de l’Union européenne à disposer d’une antenne permanente sur ce territoire danois autonome.

Les autorités danoises et groenlandaises, elles, ont eu un rendez-vous crucial à la Maison Blanche, pour un entretien visant à désamorcer la crise. Lars Lokke Rasmussen a dit espérer lever « certains malentendus » au cours de la rencontre. Mais Donald Trump a persisté dans son idée, déclarant qu’il s’emparerait « d’une manière ou d’une autre » du territoire autonome danois. 

Car la fascination américaine pour le Groenland remonte au 19è siècle, lorsque le secrétaire d’Etat William Seward venait d’acheter l’Alaska à la Russie pour 7,2 milliards de dollars en 1867. Un rapport commandé en 1868 par Seward, qui convoitait également le Canada, met en avant les vastes pêcheries, la faune sauvage ainsi que les « richesses minérales » du Groenland. Aujourd’hui, l’intérêt est d’ouvrir une nouvelle route maritime donnant accès à des ressources encore inexploitées. Mais il est important de répéter que le Goenland n’est pas à vendre.