Pour la troisième année consécutive, le niveau de vie des français se situe en-dessous de la moyenne européenne.
Ainsi, en 1975, Français et Allemands de l’Ouest vivaient au même niveau. En 2000, l’écart atteignait déjà 6% en faveur des Allemands, malgré le choc ce la réunification. Et en 2024, il dépasse les 11%. L’écart avec les Danois est de l’ordre de 23% en leur faveur. Et ceux qui étaient derrière nous, nous ont à la fois rattrapé, mais même dépassés. Alors que le Royaume-Uni accusait un retard de 12% en 1975, il a aujourd’hui disparu, même avec le Brexit. L’Espagne réduit ce retard. Mais le plus spectaculaire, c’est la Pologne, passée de -60% en 2000, à -20% l’an dernier.
Et parmi les explications, celle de la formation des jeunes français. 13è du classement PISA en 1999, la France a dégringolé à la 26è place aujourd’hui. Le même rang mondial de celui des compétences des adultes. Les Français travaillent moins sur une vie entière que nos voisins continentaux. Et surtout, nous ne compensons plus ce moindre travail par une productivité supérieure : nous nous trouvons au 14ᵉ rang mondial, contre 7ᵉ en 2000.
Or, les budgets de l’Education et de la Sécurité se réduisent en 2026. Le programme France 2030 est également raboté. Rappelons d’ailleurs qu’actuellement pour 1 000€ d’argent public dépensés, 250€ sont dédiés à la retraite et 25% des fonds sont consacrés à la prévoyance. Le déficit public reste coincé à 5 % du PIB en 2025, avec une dette proche de 110 %. Et avec une croissance de 0,8%, la France fait partie des mauvais élèves, alors que l’Espagne connaît une croissance de 2,7%. Face à cette perte de pouvoir d’achat et de perspectives, les Français cherchent des alternatives. L’investissement via des ETF est en plein boom, et l’épargne en bitcoins se développe également : 10 % de la population détient des cryptomonnaies, soit environ 4 millions de Français.




