Coronavirus

Plus de 60 nouveaux cas signalés hier mardi à Hong Kong.

Nathan Law demande l’asile au Royaume-Uni

Le militant pro démocratie de Hong Kong, Nathan Law, a annoncé lundi qu’il avait demandé l’asile à la Grande-Bretagne, après avoir fuit suite à l’entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale.

Le membre fondateur de Demosisto, un parti pro-démocratie qui s’est dissous le jour même où la loi a été imposée à Hong Kong, a déménagé en Grande-Bretagne en juillet.

Nathan Law a déclaré qu’il était parti à cause de la nouvelle loi sur la sécurité, qui donnait au gouvernement « des pouvoirs étendus pour poursuivre les dissidents politiques à Hong Kong « … « J’ai décidé de fuir là où je pourrais parler librement« , a-t-il déclaré au journal The Guardian.

La Grande-Bretagne s’est prononcée fermement contre la répression des libertés par la Chine dans son ancienne colonie et, au début du mois, Nathan Law a tenu sa première réunion officielle avec un ministre du gouvernement à Londres.

La ministre de l’Intérieur britannique, Priti Patel, est chargée d’examiner les règles d’entrée, assouplies pour les Hongkongais titulaires d’un passeport national britannique (outre-mer), le BNO.

Londres a protesté contre les peines de prison à l’encontre de trois autres chefs de file de Demosisto pour avoir participé à des manifestations anti gouvernementales  l’année dernière.

Mais, à la différence de Washington, la Grande-Bretagne n’a pas imposé de sanctions financières ou d’interdiction de voyage aux dirigeants chinois et hongkongais.

Nathan Law, formé à Yale, a déclaré qu’il avait décidé de ne pas aller aux États-Unis parce que la Grande-Bretagne et l’Union européenne croyaient toujours que la Chine pouvait être un « partenaire stratégique« .

« J’espère que ma présence pourra sonner l’alarme pour rappeler à quel point le PCC (Parti communiste chinois) représente un danger pour nos valeurs démocratiques communes« , a-t-il déclaré.

Les familles des détenus de Shenzhen demandent à assister au procès

Les familles des 12 jeunes Hongkongais détenus à Shenzhen ont lancé un appel aux autorités pour les aider à assister au procès prévu sur le continent.

Remettant une pétition au gouvernement, lundi, deux représentants des familles ont déclaré que les autorités du continent devraient leur donner un préavis d’au moins 20 jours avant le procès, ou leur permettre d’être exemptés des dispositions de quarantaine lorsqu’ils traverseront la frontière. « Nous craignons que les autorités chinoises utilisent la pandémie comme excuse et des mesures administratives pour nous empêcher d’assister au procès « , a déclaré l’épouse d’un des détenus, Wong Wai- yin.

Les familles souhaitent que les autorités chinoises ouvrent le procès au public et diffusent les audiences sur internet, ainsi que les contacts des avocats chargés de défendre les détenus.

Huit des 12 jeunes ont été accusés d’avoir franchi illégalement la frontière et deux de l’infraction la plus grave, avoir organisé le voyage.

Les deux derniers ne seront pas jugés mais juste entendus par le procureur car mineurs.

Pour rappel les 12 avaient tenté de fuir vers Taïwan en hors-bord lorsqu’ils ont été interceptés par les garde-côtes du Guangdong le 23 août. La plupart des membres du groupe avaient auparavant été accusés d’infractions liées aux manifestations à Hong Kong.

La Chine s’interroge sur la transmission du Covid-19 par les emballages de surgelés

Reprise de l’information du correspondant de RFI à Pékin, Stéphane Lagarde

Après la presse d’État en Chine, c’est l’épidémiologiste Zhong Nanshan qui met en garde contre les risques de transmissions liés à l’environnement. Des déclarations qui interviennent alors qu’une équipe de l’OMS est attendue à Wuhan au début de l’année prochaine pour enquêter sur les origines de la pandémie. 

« Les humains peuvent-ils être infectés par les emballage extérieurs ? Quelle en est la charge virale ? Combien de temps le virus peut-il survivre ? », s’interroge Zhong Nanshan. Ces problèmes nous obligent à travailler sur ces modes de transmission et à proposer des mesures préventives a poursuivi le célèbre épidémiologiste lors d’un congrès médical ce week-end.

Pour la presse d’État, le héros de la lutte contre la Covid-19 en Chine a ainsi mis en garde contre la transmission du virus via les contacts avec les produits importés. Depuis juillet dernier, la Chine a constaté la présence de traces du coronavirus sur plus de cinquante échantillons d’aliments congelés venus de l’étranger dans seize villes et provinces chinoises.

Ces découvertes seront à coup sûr rappelées à l’équipe de l’Organisation mondiale de la santé attendue en Chine début janvier.

Une campagne vaccination de masse avant le Nouvel An lunaire

Information de RFI.

50 millions de Chinois devraient recevoir le vaccin contre le Covid-19 avant les vacances du Nouvel An chinois en février prochain.

Les responsables des centres de prévention et de contrôle des maladies ont d’ores et déja reçu des formations en visioconférence ces derniers jours.

Pékin prévoit de distribuer 100 millions de doses des vaccins Sinopharm et Sinovac, selon un spécialiste de la santé cité par le South China Morning Post, soit 50 millions de vaccinés avant Chunjie, les vacances familiales du Nouvel An lunaire.

Enfin la météo avec des températures qui iront de 16 à 18°. Aujourd’hui mercredi 23 décembre, nous fêtons les “Armand”.