En tout, ce sont 120 000 retraités nés en France, qui ont choisi de s’installer à l’étranger pour leur retraite. Attirés par un climat clément, un coût de la vie abordable, ou tout simplement une fiscalité avantageuse. On vous emmène faire le tour des pays les plus accueillants pour nos têtes blanches, en 2026.

Parmi les pays du Maghreb, le Maroc propose des abattements sur les pensions de retraite, pour attirer les étrangers. Depuis plus de 10 ans, le royaume propose un certain nombre d’abattements avantageux, notamment sur les résidences fiscales. Il s’élève ainsi à 70%, appliqué sur le montant brut des pensions jusqu’à 168 000 dirhams (15 800€), puis un second abattement de 40% sur le surplus. Le résultat est ensuite imposé sur le barème progressif propre au pays, variant de 10 à 37% pour la tranche la plus élevée. Et pour les retraités qui acceptent de transférer leur pension en dirhams non convertibles dans une banque marocaine, une réduction supplémentaire de 80% sera appliquée sur le montant de l’impôt dû. Seul bémol, la difficulté de revenir en arrière, car plus de 100 000 dirhams resteront sous le contrôle de l’office des changes. 

Au Portugal, le régime de faveur portugais a pris fin, mais une exonération totale des droits de succession en cas de lien de parenté établi vient le contrebalancer. Un avantage valable uniquement pour les expatriés français dont les héritiers sont situés hors de France. 

Mais l’un des meilleurs rapport entre la météo et les avantages fiscaux reste la Grèce. Climat méditerranéen, paysages variés, gastronomie et coût de la vie modérée cohabitent. Et depuis juillet 2020, le pays a ajouté une politique fiscale au taux d’imposition unique à 7% pour les retraités étrangers, pour une durée de 15 ans. Il faut séjourner 183 jours en Grèce pour en profiter. Et cela prévoit également une éxonération d’impôt sur le revenu côté français pour les pensions de retraite. 

Un impôt forfaitaire à 7% valable également en Italie, pour une durée de 9 ans. Mais les retraités doivent établir leur résidence fiscale dans une commune de moins de 20 000 habitants, dans l’une des régions du sud du pays, des Pouilles aux Abruzzes et de la Sicile à la Sardaigne. Mais la convention franco-italienne prévoit une imposition partagée des pensions de sécurité sociale. L’administration fiscale française se réserve donc le droit d’imposer à hauteur de 20 % (taux en vigueur pour les expatriés français, appliqué dès le premier euro) les pensions du régime général de la sécurité sociale et celles des régimes complémentaires obligatoires comme l’Agirc-Arrco. Alors opter pour l’Italie et son forfait à 7% n’est intéressant qu’à partir du moment où la majeure partie de la pension perçue provient d’une autre source que celles précitées. L’Italie accorde également une taxation entre 4 et 8% selon le lien de parenté. 

Enfin, la Suisse paraît moins interessante du fait du coût de la vie élevé, et de la dénonciation de l’accord fiscal par la France, en 2014. Et tout comme au Portugal, l’absence de convention impose désormais de s’installer dans le pays avec toute sa famille, où au moins faire en sorte que les héritiers n’habitent plus en France. Et la Suisse reste reste réservée aux foyers dont le patrimoine est de plusieurs millions d’€. 

Il faut donc penser à plusieurs paramètres avant de s’expatrier : la fiscalité, mais aussi le coût des soins médicaux, ou encore celui des allers-retours pour revenir en France.