Car cette année est réellement une année d’élections, au pluriel. Scrutin municipal en France, les 15 et 22 mars ; élections sénatoriales en septembre ; et élections consulaires les 30 et 31 mai prochains, pour les Français de l’étranger. 1 784 975 Français expatriés seront appelés aux urnes. Et notre site, lesfrançais.press, a lancé une consultation pour mesurer le niveau de satisfaction des électeurs pour leurs conseillers élus en 2021. 3 276 réponses ont été apportées, ce qui paraît assez peu finalement, et nous donne un premier indice sur le niveau de participation en mars prochain. 

L’essentiel des répondants venaient de Bruxelles, Londres, Madrid, Montréal, Genève, Francfort, Luxembourg, Johannesburg, Mexico, Québec. Et le premier enseignement, c’est que la satisfaction est assez mitigée. Les Français de l’étranger qui ont répondu ont donné une moyenne de 2,67/4 à l’action consulaire depuis 2021. C’est à Los Angeles et Johannesburg que les expatriés semblent les moins satisfaits avec, respectivement, 1,6 et 1,84/4. Alors que Madrid, Berlin, Genève et Montréal ont donné une note de 2,8/4. Les meilleures notes viennent de Londres et Mexico, avec 3 et 3,1/4.

Des grands bassins de population, où la mobilisation, la notoriété locale et la personnalisation des candidatures peuvent faire la différence, et bien souvent en faveur des grands partis nationaux. Ainsi, les intentions de vote s’élèvent à 13,6% pour Renaissance, 12,28% pour les Républicains, 11,8% pour La France Insoumise, 10,96% pour le Rassemblement national et 10,53% pour le Parti socialiste. Suivent ensuite Horizons, Reconquête, mais aussi l’ASFE (parti spécifique des Français de l’étranger), et les listes apolitiques locales, dont les intentions de votes oscillent entre 6,58% et 8,77%. 

Les candidats devront donc faire avec un électorat très diversifié et des sujets transversaux (services consulaires, éducation, fiscalité, protection sociale, sécurité, reconnaissance du rôle des Français de l’étranger). La transparence et des engagements clairs seront donc particulièrement scrutés. 

Quant au mode de scrutin, le vote en ligne est plébiscité, avec 78,45% des répondants privilégient ce canal. Il reste pourtant une épine dans le pied de l’administration, notamment en terme de sécurité. Entre les normes, les filtres anti-spams SMS ou mails, etc, qui différent d’un continent à l’autre, l’opération, qui peut sembler simple, est d’une réelle complexité. Enfin, 20% des Français de l’étranger interrogés restent séduits par le vote à l’urne en consulat ou à l’ambassade, et 1,1% pour le vote par procuration.