Les maires ont relativement peu de pouvoirs, vu de l’étranger, mais ils représentent l’ancrage local. Et ce scrutin est surtout un bon baromètre en vue des élections présidentielles du printemps 2027. 

Ainsi, parmi les grandes tendances, arrêtons-nous d’abord sur Paris. Le candidats PS, soutenu par les communistes et les écologistes – Emmanuel Grégoire – est arrivé en tête avec 37,98%. Douze points devant la liste de Rachida Dati. La candidate LFI, Sophia Chikirou est arrivée 3è, et semble se maintenir au 2nd tour. Alors que Pierre-Yves Bournazel et Sarah Knafo se sont retirés, notamment en fusionnant avec Rachida Dati pour le 1er. 

À Marseille, c’est aussi la liste PS menée par le maire sortant – Benoît Payan – qui a remporté le 1er tour avec 36,70%, juste devant le candidat RN, Franck Allision (35,02%). Martine Vassal (LR) se maintient, mais Sébastien Délégue (LFI) s’est retiré. 

En revanche, le résultat le plus serré a eu lieu à Lyon. Le maire écologiste sortant, Grégory Doucet, est aux coudes à coudes avec Jean-Michel Aulas. 37% contre 36,30% pour l’ancien président de l’OL.

Et la particularité dans ces trois villes, C’est que les électeurs ont voté pour des conseillers municipaux et métropolitains, ou de Paris, grâce à une récente réforme. 

Autres villes scrutées, Toulouse et Nice. Dans la ville rose, c’est le maire sortant, divers-droite, Jean-Luc Moudenc, devance le LFI François Piquemal et le PS François Briançon. Mais à Nice, c’est une lutte entre Eric Ciotti (soutenu par le RN) et le maire sortant Christian Estrosi (Horizons et LR) qui se dessine. 

Un 1er tour qui a mis en évidence l’ancrage progressive du RN, avec des scores élevés à Marseille, Nice, Toulon, mais aussi une élection dès le 1er tour à Perpignan (Louis Alliot) et Bryan Masson à Cagnes-sur-Mer.

Les listes France Insoumise font également de grosses percées. Avec une victoire dès le 1er tour pour Bally Bagayoko à Saint-Denis. Une élection qui a échoué à 4 petits points à Roubaix, pour David Guiraud. Des alliances locales étaient donc tentées avec le PS et les Ecologistes. 

De son côté, le camp présidentiel, souvent en retrait ou en alliance avec les Républicains, a peiné à s’imposer comme une force dominante, à l’exception de quelques bastions comme Le Havre, où Édouard Philippe (Horizons) a confirmé sa position de leader avec plus de 43 % des voix.

Le PS, lui, résiste, même sans LFI, comme à Paris, Toulouse, Louviers ou encore Besançon. Mais aucun d’eux n’a été élu dès le 1er tour. Un ancrage qui s’étiole, tout comme celui des LR. Car malgré les 1ères places à Clermont et Besançon, Rachida Dati, elle, accuse un vrai retard sur le candidat PS à Paris.