Des invendus de poisson à la révolution des courses en ligne
Tout commence en pleine pandémie. Morgan et César, à la tête de M&C Asia, fournisseur de poissons sauvages pour les hôtels et restaurants étoilés de Hong Kong, se retrouvent avec des invendus. Pour les écouler, ils lancent des groupes WhatsApp, une sorte de criée 2.0 où les produits sont vendus au plus rapide. Mais le système, artisanal et chronophage, montre vite ses limites.
L’opportunité se présente avec le rachat d’une application e-commerce existante. Le nom ? Un jeu de mots entre la bonite (un petit thon méditerranéen) et le verbe anglais “to eat” : Bon-Eat-O est né. « On mélange tout ça et on obtient B-O-N-E-A-T-O », sourit Fleur, arrivée dans l’aventure en juin 2022.
Fleur, l’avocate reconvertie en entrepreneure food
Ancienne avocate à Paris, Fleur débarque à Hong Kong en 2021, sans expérience dans le secteur. Pourtant, sa passion pour la food et la confiance de Morgan et César lui permettent de relever un double défi : lancer Bon-Eat-O et s’imposer dans un univers inconnu.
Son constat est simple : à Hong Kong, faire ses courses nécessite souvent de se rendre dans plusieurs magasins. Elle imagine alors une plateforme unique, où l’on trouve tout ce dont on a besoin pour la semaine. Grâce aux partenariats et à la logistique de M&C, elle propose rapidement une offre variée : poissons, viandes, fruits, légumes, fromages, épicerie fine…
Fleur garde l’esprit originel des flash sales : des quantités limitées, premier arrivé, premier servi. « Cela évite les pertes et crée une demande », explique-t-elle.
Un sourcing exigeant et une communauté fidèle
Bon-Eat-O se distingue par son sourcing rigoureux. Fleur mise sur des produits du quotidien (poulet, steaks hachés, filets de bar) et des pépites plus rares (poivre de Kampot, chocolat Conspiracy), le tout à des prix compétitifs et avec une transparence totale.
Deux autres piliers : un service client ultra-réactif et une livraison en moins de 24h. « Nos clients sont nos meilleurs ambassadeurs », souligne-t-elle, évoquant les marchés de dégustation et le bouche-à-oreille.
L’avenir : un potentiel encore inexploité
Après deux ans et demi d’existence, Bon-Eat-O a surmonté les défis techniques, l’exode des expatriés et la construction d’une communauté. « Le meilleur reste à venir », assure Fleur, qui prépare un « très gros projet » pour après l’été.
Son mot de la fin ? Un immense merci à Morgan et César pour leur confiance, à la communauté française et associative de Hong Kong, et surtout à ses clients. « Nourrir ses enfants, c’est la chose la plus importante au quotidien. Merci de nous faire confiance les yeux fermés. »
Et demain ? Bon-Eat-O compte bien aller très loin, et on a hâte de découvrir la suite…
Pour découvrir la sélection, rendez-vous sur Bon-Eat-O




