Si certains profitent d’un long week-end de printemps, d’autres s’étonnent de voir les rideaux des commerces baissés. Entre revendications historiques, muguet porte-bonheur et débats politiques enflammés, petit tour d’horizon d’une journée pas comme les autres.

Les racines du 1er mai sont à aller chercher du côté de Chicago en 1886, où les travailleurs manifestaient pour obtenir la journée de 8h. Mais elle a été officiellement choisie en 1889, en mémoire de ces évènements. En France, on attendra 1919 pour que la journée de 8h soit instaurée et 1947 pour ancrer le 1er mai comme jour férié, chômé et payé pour tous. 

Le jour est chômé sur quasi l’ensemble du continent européen, sauf aux Pays-Bas et au Danemark. En revanche, le Labor Day est fixé au 1er septembre aux Etats-Unis, mais certaines entreprises ne fonctionnent pas le 1er mai. 

Et si vous suivez l’actualité française depuis l’étranger, vous n’avez pas pu échapper à la récente controverse qui a secoué l’Assemblée nationale et le Sénat en ce début d’année 2026. En France, le 1er mai est le seul jour obligatoirement chômé (sauf dans les secteurs vitaux comme les hôpitaux ou les transports). Travailler ce jour-là est, en théorie, interdit pour la majorité des salariés du secteur privé. Mais suite aux « descentes » des agents de l’URSSAF dans les boulangeries, boucheries et autres fleuristes réalisées en 2024 et 2025, une proposition de loi récente a tenté d’assouplir ce cadre pour permettre aux artisans d’employer légalement leurs salariés ce jour-là. Seuls les patrons pouvaient tenir leur boutique, et la polémique a opposé les partisans de la souplesse et les défenseurs du droit au repos. Le gouvernement a finalement fait preuve de tolérance administrative pour certains secteurs. 

Et à l’étranger, le cadre légal du 1er mai peut varier du « repos sacré » au « business as usual » selon le pays de résidence. Le modèle est au « Zéro travail » en Espagne et en Pologne, mais beaucoup plus libéral au Royaume-Uni ou dans les pays du Golfe. Aucune majoration de salaire n’y est appliquée. Et si vous êtes salariés d’une entreprises française à l’étranger, c’est le droit local qui s’applique. Alors bon 1er mai férié à Hong-Kong !