Lundi.

La Chine ferme ses frontières, les étrangers se disent stigmatisés.

Selon RFI, les autorités chinoises ont décidé de fermer les frontières depuis samedi 28 mars. Au plus fort de l’épidémie en Chine, les autorités chinoises avaient dénoncé la décision des Etats-Unis de fermer leurs frontières aux ressortissants chinois. Aujourd’hui ce sont eux qui prennent cette décision, fermant ses frontières pour tous les étrangers comprenant aussi les détenteurs de permis de séjour.

Pour Pékin, cette décision a pour but de protéger le pays ainsi que le monde entier, et vise à préserver les efforts du pays pour maîtriser la situation.

Suite à de nouveaux cas qui seraient « importés », de nombreux établissements hôteliers n’acceptent plus les détenteurs de passeports étrangers, même si ces derniers n’ont pas quitté la Chine depuis des mois. Toujours rapporté par RFI, un journaliste canadien a tenté de faire une réservation auprès de neuf hôtels de Pékin, sans succès. D’autres commerces affichent des écriteaux avec la même consigne : pas d’étrangers acceptés.

Mardi.

Coronavirus : Un professeur hongkongais alerte les autorités.

Plusieurs experts médicaux hongkongais mettent en garde face à ce qu’ils considèrent comme une situation « un peu hors de contrôle » à Hong Kong, rapporte le RTHK. Pour le docteur Yuen Kwok-yung, microbiologiste et chirurgien, le public a commencé à relâcher la pression. Pour le docteur Ho Pak-Leung, du centre des maladies infectieuses de l’Université de Hong Kong, il est possible que l’ancienne colonie britannique puisse bientôt enregistrer plus de 100 cas en une journée, dans les semaines qui viennent. Décrivant sur les ondes de la radio locale, un « état de guerre », le docteur Ho demande au autorités d’adopter une politique de « tolérance zéro », obligeant la population au port du masque dans les lieux publics.

Mercredi.

Le constructeur français Renault redémarre ce lundi son usine de Wuhan, en Chine. Elle avait été mise à l’arrêt en janvier suite à l’épidémie de coronavirus.

Le constructeur automobile Renault a indiqué lundi que son usine de Wuhan (Chine) reprend ce lundi son activité. Ce site industriel produit les véhicules particuliers de Renault pour le marché chinois et comprend une usine de mécanique qui redémarre ce 30 mars, nous explique un porte-parole de Renault. Le reste du site, notamment l’assemblage des véhicules, redémarrera progressivement en avril, poursuit ce porte-parole. 

Renault exploite dans le pays deux autres sites industriels, une usine dédiée aux véhicules utilitaires et une qui produit la petite voiture électrique K-ZE. La première avait repris mi-février, comme elle n’est pas située à Wuhan. La seconde a repris la production de la K-ZE le 11 mars. 

La majorité des sites du groupe, notamment les sites européens, sont eux toujours à l’arrêt en raison de la pandémie de coronavirus.

Une production arrêtée pendant presque 2 mois

La production avait été interrompue à la fin du mois de janvier sur le site de Wuhan (Chine), la ville chinoise qui a été le premier épicentre de la pandémie de coronavirus. Selon le site de Renault, elle a une capacité de production de 150.000 voitures.

En Asie, Renault dispose également d’une usine en Corée du Sud, à Busan, qui fabrique annuellement 216.000 véhicules. Cette usine avait elle été arrêtée le 11 février pour quelques jours, suite à un manque de pièces, nous explique un porte-parole du constructeur. Le patron du groupe Jean-Dominique Senard avait annoncé entre-temps la reprise de la production sur le site sud-coréen. L’usine avait redémarré le 17 février.

La crise liée à la pandémie, qui touche tout le secteur automobile, tombe particulièrement mal pour Renault qui est passé dans le rouge en 2019 pour la première fois en dix ans et a annoncé en février un plan d’économies, sans exclure des fermetures d’usines. En 2019, les ventes de Renault ont ainsi reculé de 3,4% à 3,75 millions d’unités.

Jeudi.

Junius Ho demande un report des élections du LegCo

Junius Ho Kwan-yiu, élu au pro-Pékin, a écrit à la cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, demandant que les élections au Conseil législatif prévue en septembre soient reportées. Junius Ho a souligné que les gouvernements du monde entier se concentrent sur la prévention de l’épidémie et que même les Jeux olympiques de Tokyo avaient été reportés. Il a déclaré hier que le nombre de cas de coronavirus augmente rapidement à Hong Kong, et qu’il est difficile de prévoir la situation épidémique. Il espère que Carrie Lam pourra prendre une décision le plus tôt possible, peut-on lire dans le journal The Standart.

Vendredi.

L’Organisation Mondiale de la Santé s’alarme

Le Dr. Tedros Adhanom, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), s’est dit « profondément préoccupé » par l’escalade rapide de la pandémie de COVID-19 dans le monde.

Lors d’un point de presse tenu le 1er avril à Genève, il a rappelé : « au cours des cinq dernières semaines, nous avons assisté à une croissance quasi exponentielle du nombre de nouveaux cas, atteignant presque tous les pays, territoires et zones ».

Pour lui, l’enjeu est de taille, d’autant plus que « la propagation du COVID-19 dans les pays en développement en Afrique et en Amérique centrale et du Sud pourrait avoir de graves conséquences sociales, économiques et politiques pour ces régions ».

« Il est essentiel de veiller à ce que ces pays soient bien équipés pour détecter, tester, isoler et traiter les cas, et identifier les contacts », a-t-il dit, se disant encouragé de voir que ces actions soient entreprises dans de nombreux pays « malgré des ressources limitées ».

Le Dr. Tedros a reconnu que les mesures de confinement et de restriction des déplacements décidées par de nombreux pays peuvent aider à limiter la transmission du virus, mais qu’elles peuvent avoir des conséquences imprévues pour les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables.

Avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), l’OMS a demandé un allégement de la dette des pays en développement. D’ailleurs, la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) avait plaidé pour une annulation de la dette de ces pays pour un montant de 1.000 milliards de dollars (900 mds €).

La météo avec des températures qui iront de 19 à 22° avec de la pluie. Aujourd’hui nous fêtons les « Isidore».