L’immobilier reste une vraie valeur refuge en France pour se constituer un patrimoine. Mais entre les nouvelles régulations environnementales, l’évolution des taux et les mutations géographiques, la donne semble changer, comme le montre le baromètre de la société Immoneos. 

Ainsi, les analyses de la Banque Mondiale anticipent un ralentissement de la croissance du capital productif, et le marché de l’immobilier traverse une période de transition majeure. La hausse des taux d’intérêt constatée ces dernières années a durablement réduit le pouvoir d’achat immobilier des ménages. Mais certains secteurs, comme les Alpes françaises jouissent d’une valeur en progression, avec la perspective des JO d’hiver de 2030. Ce sont les stations de La Plagne, Bozel et celles des Alpes du Sud qui bénéficient des investissements les plus importants. Une stratégie à privilégier pour les Français de l’étranger qui souhaitent investir.

Mais la localisation du bien ne suffit plus désormais. La performance énergétique devient LE critère central. Il faut donc avoir une vision à long terme, pour privilégier des villes dynamiques, capables de résister aux cycles économiques. 

Mais un achat en France depuis l’étranger est un parcours semé d’embûches. Les obstacles sont bancaires, administratifs et logistiques. Au fil des ans, les banques françaises sont de plus en plus sélectives avec les non-résidents. Là où un résident peut parfois emprunter avec 10 % d’apport, un expatrié devra souvent mobiliser entre 20 % et 30 % de la valeur du bien. De plus, les banques appliquent des décotes de prudence pour les expatriés qui perçoivent des revenus autres qu’en €. C’est d’ailleurs à partir de ces difficultés que sont nés France Pay et Carte Financement. Pour beaucoup d’expatriés, déléguer est devenu la seule manière de sécuriser leur investissement sans avoir à multiplier les allers-retours coûteux. 

À partir de toutes ces données, le baromètre Immoneos délaisse les grandes métropoles au profit des villes moyennes. Elles offrent des rendements locatifs souvent supérieurs à 5 ou 6 %, contre à peine 2 à 3% à Paris. Le Mans, Tours et Angers sont bien placées. Le baromètre révèle que l’investisseur type est un expatrié âgé de 35 à 50 ans, résidant principalement en Europe, aux Émirats ou aux États-Unis. Ainsi, en s’appuyant sur des experts du crédit et de la chasse immobilière, l’expatrié peut transformer les contraintes de la distance en un avantage stratégique pour bâtir son avenir en France.